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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 19:11

 

.."non!" à la question première s'entend, la soulignée d'en-dessous introduction, mais je dis ça, c'est fastoch' quand on bosse pas et qu'on a le temps libre pour également faire non (sans être gêné, vous croyez?..)  "non!" à ce bocard global, sans indignation, la rage, c'est mieux, ainsi, pour en ajouter un peu pendant un temps choisi en autre lieu, à subtiliser une connexion non sécurisée (mais limitée temporellement, ce pourquoi..), voici petit relais de réflexion-action-soutien au collectifs anti-chronomaitre, façon copié-collé feignant à souhait, et donc quelques lianes à funambuler une fois ma chique techniquement coupée...

 

il s'entend qu'il ne s'agit là que d'une redite pour les nous autres qui suons volontairement ou non tout ce qu'on peut pour n'avoir à n'y retourner jamais, mais on a tous des potos qu'ça nous ferait mal au palpitant de les savoir trop occupés au boulot pour avoir temps de se juste poser la question, faisez donc tourner à vos salarié-e-s préféré-e-s, rien qu'une courte bonne lecture sur leur temps libre?...après tout, c'est à eux de voir...

 

..pécho là: http://www.non-fides.fr/

 

LE TRAVAIL LIBERE-T-IL?

 

 

 

Le travail pénètre et détermine toute notre existence. Le temps coule impitoyablement à son rythme alors que nous faisons la navette entre d’identiques environnements déprimants à une allure toujours croissante. Le temps de travail… Le temps productif… Le temps libre… La moindre de nos activités tombe dans son contexte : on considère l’acquisition de la connaissance comme un investissement pour une carrière future, la joie est transformée en divertissement et se vautre dans une orgie de consommation, notre créativité est écrasée dans les limites étroites de la productivité, nos relations -même nos rencontres érotiques- parlent la langue de la performance et de la rentabilité… Notre perversion a atteint un tel point que nous recherchons n’importe quelle forme de travail, même volontairement, pour remplir notre vide existentiel, pour « faire quelque chose ».


Nous existons pour travailler, nous travaillons pour exister.

L’identification du travail avec l’activité humaine et la créativité, la domination complète de la doctrine du travail comme destin naturel des humains a pénétré notre conscience à une telle profondeur que le refus de cette condition forcée, de cette contrainte sociale, semble être devenu un sacrilège pour le concept même d’humanité.

Alors n’importe quel travail devient meilleur que pas de travail du tout. Ceci est le message répandu par les évangélistes de l’existant, sonnant les trompettes pour la course à la compétition toujours plus frénétique entre les exploités pour quelques miettes tombées de la table des patrons ; pour l’instrumentalisation et le nivelage complet des relations sociales en échange d’un peu de travail misérable dans les galères de la survie.

Ce ne sont pas, cependant, seulement les conditions générales de travail qui créent l’impasse. C’est le travail comme une totalité, comme un processus de commercialisation de l’activité humaine qui réduit les humains à des composants vivants d’une machine qui consomme des images et des produits. C’est le travail comme condition universelle dans laquelle les relations et la conscience sont formées, comme la colonne vertébrale qui maintient et reproduit cette société basée sur la hiérarchie, l’exploitation et l’oppression. Et en tant que tel, le travail doit être détruit.

Alors nous ne voulons pas simplement devenir des esclaves plus heureux ou de meilleurs managers de la misère. Nous voulons redonner son sens et son essence à l’activité humaine et à la créativité en agissant ensemble, conduits par la recherche de la joie de la vie à travers la connaissance, la conscience, la découverte, la camaraderie, la solidarité.

Pour la libération individuelle et collective …

Libérons-nous du travail

Liberté pour l’anarchiste Rami Syrianos
Solidarité avec le compagnon Kleomenis Savanidis

Collaboration solidaire Athènes/Thessalonique, 17/01/2012.


Affiche traduite par nos soins de l’anglais de Angry news from around the world
Note de Non Fides : L’anarchiste Rami Syrianos est actuellement emprisonné en attente de son procès pour l’expropriation de l’argent d’une entreprise étatique de vente aux enchères, ainsi que le compagnon Kleomenis Savvanidis, accusé dans la même affaire. Date du procès : 18 janvier 2012, Thessalonique

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