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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 09:16

(* Mel Brooks, La Folle Histoire du Monde..)

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http://www.non-fides.fr/

Le muselage universel

Par Emile Pouget (1896)


 

Il paraît que nous sommes souverains.
Autrefois, c’étaient les rois qui avaient cette veine, aujourd’hui c’est le peuple.
Seulement, il y a un distingo, qui n’est pas négligeable : les rois vivaient grassement de leur souveraineté, — tandis que nous crevons de la nôtre.
Cette seule différence devrait nous suffire à nous fiche la puce à l’oreille et nous faire comprendre qu’on se fout de notre fiole.


Comment, c’est nous qui remplaçons les rois et s’il plaît à un sergot de nous passer à tabac, au garde-champêtre de nous coller un procès-verbal, à un patron de nous botter le cul, tout souverains que nous soyons, nous n’avons que le droit d’encaisser... et de dire merci !

Par exemple, si cette garce de souveraineté nous rapporte peau de balle et balai de crin, y en a d’autres à qui elle profite bougrement.

Au lieu de garder ce trésor sous globe, — kif-kif une relique crétine, avec autant d’amour que si c’était trois poils de la Vierge, ou une des chaussettes de Jésus-Christ, on use de sa souveraineté... Mais on en use de la plus sale façon : on la délègue !

Et, voyez le truc miraculeux : cette souveraineté qui ne valait pas un pet de lapin quand elle était dans nos pattes, devient une source de gros bénefs pour ceux à qui nous la déléguons.

A vue de nez, il semble que ces oiseaux-là, — nos représentants, — devraient être nos larbins, nous obéir au doigt et à l’œil, n’en faire jamais qu’à notre guise, — va te faire lanlaire !

Ces bons délégués nous font la nique et, bien loin d’accepter d’être nos larbins (ce en quoi ils n’ont pas tort, car il est toujours malpropre d’obéir), ils se posent en maîtres et nous donnent des ordres, — ce qui est crapuleux !

Eux que nous avons tirés du milieu de nous ou d’à côté, sont désormais les vrais souverains ; tout doit plier sous leurs volontés : le populo n’est plus qu’un ramassis d’esclaves !

D’où vient ce changement à vue ? De ce que notre souveraineté n’est qu’une infecte roupie, une invention des jean-foutre de la haute pour continuer à nous tenir sous leur coupe.

Voici le truc : à force d’être plumé vif par les gouvernants de l’ancienne mode, rois et empereurs, le populo a fini par y trouver un cheveu et a commencé à ruer dans le brancard.

Quand les grosses légumes ont vu que ça prenait une vilaine tournure, ils ont biaisé et on dit aux rouspéteurs : « Vous avez raison de ne plus vouloir endurer des gouvernants de droit divin ; rois et empereurs sont des tigres altérés de sang, nous allons les foutre en l’air et le peuple prendra leur place : c’est lui qui gouvernera. »

Cette couillonnade avait des petits airs honnêtes qui empaumèrent le populo :

C’est lui qui allait être tout ! Quelle veine, bon sang ! C’est pour lors que ça ronflerait chouettement. Toutes les pourritures de l’ancien régime seraient foutues au rencard...

Tarata ! Quand on en vint à la pratique, ce fut le même tabac que l’ancien régime : les mêmes jean-foutre qui tenaient la queue de la poêle ont continué à gouverner sous le nom de république — l’étiquette seule a changé.

Bien mieux, autrefois le peuple avait le droit de groumer, — puisqu’il ne faisait qu’obéir. Tandis que, maintenant, il n’a même plus cette consolation : quand il veut protester, ses maîtres lui ferment le bec en lui disant : « Tais ta gueule, espèce de ronchonneur ! De quoi te plais-tu ? C’est toi qui as créé ce qui est. C’est dans ta puissante souveraineté que tu as voulu être esclave. Subis ton sort en patience : pose ta chique et fais le mort, — sinon on te fusille ! »

—O—

Y a pas à tortiller : cette vaste blague de la souveraineté populaire est tombée rudement à pic pour nous faire perdre le nord. Sans elle on serait arrivé à comprendre que le gouvernement est une mécanique dont tous les rouages fonctionnent dans le but de serrer la vis au populo ; puis, avec deux liards de réflexion, on aurait conclu que le meilleur usage qu’on puisse faire de cette affreuse machine, c’est de la foutre au rencard.

On en serait venu à conclure que pour avoir ses coudées franches, pour vivre sans emmerdements, faut se passer de gouvernement.

Tandis que, grâce à l’embistrouillage de la souveraineté populaire, on a eu un dada tout opposé : on a cherché, — et des niguedouilles cherchent encore, — à modifier la mécanique gouvernementale de façon à la rendre profitable au populo.

Comme d’autres se sont attelés à la découverte du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle, certains se sont mis à la recherche d’un bon gouvernement. Les malheureux ont du temps à perdre ! Il serait en effet plus facile de dégotter la boule carrée ou de faire sortir des crocodiles d’un œuf de canard que de mettre la main sur un gouvernement qui ne fasse pas de mistoufles au pauvre monde.

—O—

Ah, les jean-foutre de la haute ont été rudement marioles, en nous sacrant souverains !

On est fiers de la chose. — y a pourtant pas de quoi faire les farauds !

Quand on rumine un tantinet, ce que ce fourbi à la manque est rigouillard : y a pas pire trouducuterie.

Pour s’en convaincre, il s’agit de regarder de près le fonctionnement de cette sacrée mystification.

Et d’abord nous n’exerçons pas notre souveraineté à propos de bottes, quand l’envie nous vient. Ah, mais non ! Les dirigeants ont réglé ta chose, — tellement que nous n’usons du fourbi qu’une fois tous les quatre ans.

Cette précaution est indispensable, paraît-il, pour nous empêcher de détériorer notre trésor : la souveraineté est un bibelot fragile, et comme le populo a les pattes gourdes, s’il la manipulait trop souvent, il la foutrait en miettes.

En ne le laissant s’en servir qu’une fois tous les quatre ans, pour renouveler la délégation aux députés, les grosses légumes n’ont pas le moindre avaro à craindre : une fois la comédie électorale jouée, ils ont de la brioche sur la planche pendant quatre ans et ils peuvent s’enfiler des pots de vin et toucher des chèques à gogo.

Voici comment s’opère l’exercice de la souveraineté.

Supposez que je sois votard :

Le dimanche que la gouvernance a choisi, à l’heure qu’elle a fixée (sans, naturellement me demander mon avis) je m’amène au bureau de vote.

Je défile entre une rangée de purotins qui s’emmerdent à vingt francs l’heure — et malgré ça palpent juste trois francs pour leur journée. Ils ont du papier plein les pattes et m’en fourrent jusque dans mes chaussettes... qui sont russes, foutre ! car en ma qualité de votard, l’alliance russe, y a que ça de vrai !

Jusqu’ici tout votard que je sois, je ne suis pas plus souverain qu’un mouton qu’on écorche.

Attendez, ça va venir...

Dans la tripotée de bulletins dont les distributeurs m’ont farci, j’en pige un, que je roule en papillotte.

Pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ?

Je n’en sais foutre rien ! Le coco dont le nom est dessus m’est inconnu ; je n’ai pas été aux réunions, ça me dégoûte ; je n’ai pas lu les affiches, elles sont trop cannulantes... quèque ça fait, j’ai confiance !

Mais, nom d’un foutre, ma souveraineté est toujours pucelle : j’en ai pas encore joui.

Quoique j’aie mon bulletin dans les pattes, tout prêt à être enfourné dans l’urne, je ne suis pas encore souverain ! Je ne suis qu’une belle pochetée que la gouvernance tient sous sa coupe, que les patrons exploitent ferme et que les sergots font circuler à coups de renfoncements quand il m’arrive d’être attroupé.

Ne désespérons pas ! je serai souverain.

J’avance... Enfin, mon tour arrive ! Je montre ma carte, — car je suis en carte ; on ne peut pas être souverain sans être en carte.

Maintenant, j’ai des fourmis dans les doigts de pied : c’est sérieux, — évidemment le moment psychologique approche, — j’allonge la patte ; je tiens ma papillotte entre les deux doigts, le pouce et le chahuteur.

Eh là, reluquez ma tronche !

Quelle scie qu’il n’y ait pas un photographe...

Une... deusse... Je vais être souverain !

Juste à la seconde précise où j’ouvrirai mon pouce et mon chahuteur... juste au moment où la papillotte sera lâchée, j’userai de mes facultés de souverain.

Mais, à peine aurai-je lâché mon chiffon de papier que, bernique, y aura plus rien ! Ma souveraineté se sera évanouie.

Dès lors, me voilà redevenu ce que j’étais il y a deux secondes : une simple niguedouille, une grande pochetée, un votard cul-cul, un cracheur d’impôts.

Sur ce, la farce est jouée ! Tirons le rideau...

J’ai été réellement souverain une seconde ; je le serai le même laps de temps dans quatre ans d’ici.

Or, je ne commence à user de cette roupie souveraine qu’à l’âge raisonnable de 21 ans, — c’est un acte si sérieux qu’il y aurait bougrement de danger à me le laisser accomplir plutôt, — c’est les dirigeants qui le disent, et ils s’y connaissent !

Une supposition que je moisisse sur terre jusqu’à la centaine : le jour où j’avalerai mon tire-pied j’aurais donc quatre-vingt ans de souveraineté dans la peau, — à raison d’une seconde tous les quatre ans, ça nous fait le total faramineux de vingt secondes...

Pour être large, - en tenant compte des ballotages, des élections municipales, des trouducuteries électorales qui pourraient se produire, — mettons cinq minutes !

Ainsi, en cent ans d’âge, au grand maximum, en ne laissant passer aucune occase d’user de mes droits, sur mes quatre-vingts ans de souveraineté prétendue, j’aurai juste eu cinq minutes de souveraineté effective !

Hein, les bons bougres, voulez-vous m’indiquer une bourde plus gigantesque, une fumisterie plus carabinée, une couleuvre à avaler, plus grosse que le serpent boa de la souveraineté populaire ?

—O—

Mais foutre, c’est pas tout ! Y a pas que cette unique gnolerie dans le mic-mac électoral.

J’ai dit que, tout en me laissant bonne mesure ce sera rudement chique, si en cent ans d’existence, j’arrive à jouir de cinq minutes de souveraineté effective.

Encore faut-il pour que je ne sois pas trop volé, que ma souveraineté vienne à terme et ne soit pas une fausse couche.

Or, ça me pend au nez !

Me voici, sortant de poser mon papier torcheculatif dans la tinette électorale. J’ai fait « acte de citoyen » ! Mais cet « acte » ne va-t-il pas tourner en eau de boudin ?

Mon papier va-t-il servir à quelque chose ?

J’attends l’épluchage des torche-culs...

J’apprends le résultat...

Zut, pas de veine, je suis dans le dos ! L’apprenti bouffe-galette pour qui j’ai voté remporte une veste. Je suis donc blousé, dans les grands prix !

Ma souveraineté a foiré. J’aurais aussi bien fait d’aller soiffer un demi-stroc chez le bistrot. Ça m’eût fait d’avantage de profit.

Ce qui peut me consoler un brin, c’est que l’épicemar du coin, qui a eu le nez plus creux que bibi et qui a voté pour le bon candidat — c’est-à-dire pour celui qui a décroché la timballe, — est logé à si piètre enseigne que moi.

En effet, à l’Aquarium, son bouffe-galette s’aligne de telle sorte que, chaque fois qu’il vote, il est toujours dans la minorité.

Donc, mon épicemar est volé lui aussi ; sa souveraineté est comme la mienne, — elle ne vaut pas tripette !

Ainsi, c’est net : je vote pour un candidat blackboulé.

C’est comme si je n’avais pas voté.

Mon voisin vote pour un candidat qui se range dans la minorité.

C’est encore comme s’il n’avait pas voté !...

Et si, au lieu d’être un votard grincheux, j’avais suivi le troupeau des moutons bêlants qui ont voté pour le bidard de la majorité ?

Eh bien, je n’en aurais pas eu un radis de plus en poche ! J’aurais tout simplement la triste satisfaction de me dire que j’ai donné un coup d’épaule à un chéquard.

Dans tous ces arias, que devient ma souveraineté ?

Elle ne devient rien, mille tonnerres ! Elle reste ce qu’elle a toujours été, de la roustamponne : un attrape-nigaud, un piège à prolos, — et rien de plus, nom d’une pipe !

—O—

Comme fiche de consolation, les grosses légumes veulent nous faire gober qu’un tel fourbi a pour résultat de mettre le gouvernement dans les pattes de la majorité.

Ça, c’est encore une menterie faramineuse !

Ce n’est jamais la majorité qui gouverne. Ce serait elle que nous n’en serions pas plus heureux pour ça, attendu que tous les mic-macs gouvernementaux ne sont que des fumisteries d’escamotage : quoiqu’il en soit, je le répète : ce n’est jamais la majorité qui tient la queue de la poêle.

C’est toujours une majorité de crapules qui s’est accrochée à nos flancs — et qui s’y maintient grâce à la gnolerie du populo.

D’ailleurs pour bien se rendre compte que cette racaille n’a rien de commun avec la majorité, y a qu’à éplucher par le menu la distribution des bouffe-galette à l’Aquarium.

—O—

Supposons que la population de la France, qui est, à vue de nez, d’une quarantaine de millions, soit tassée sur une surface grande comme une page de mon almanach.

Or, il y a juste dix millions d’électeurs sur ces quarante millions d’habitants.

Pourquoi 10 millions et non pas 12 ou 18 ? Pourquoi ne commence-t-on à voter qu’à 21 ans ? Pourquoi les femmes ne sont-elles pas électeurs ? Pourquoi faut-il que les bons bougres aient des quittances de loyer pour être inscrits ? Pourquoi les soldats ne votent-ils pas ?

Ça, — ainsi que bien d’autres contradictions, — personne n’a jamais pu les expliquer, c’est la bouteille à l’encre !

Donc, y a dans toute la France que dix millions d’électeurs.

Supposons que ces couillons-là poussent en carré, kif-kif les asperges, et pour les classer prenons les chiffres de la foire électorale de 1893. Ils occuperont juste le quart de la page, soit le carré ci-dessous :

Reluquez ça, les camaros, et en un clin d’œil vous aurez constaté que c’est la minorité qui fait la pluie et le beau temps.

Le carré des abstentionnistes fait à lui seul le tiers des électeurs ; vient à côté le carré des votards dont les candidats n’ont pas décroché la timballe, — ils sont 2.458.000. Ces deux carrés réunis font plus de la moitié : ceux-là se passent de députés.

Viennent ensuite les carrés des élus : celui des socialistes est le plus maigre ; celui des réacs le suit, puis celui des radicaux. Faisant la loi à tous ceux-là nous tombons ensuite dans le trou à fumier des opportunards et des ralliés : c’est eux les plus forts, et c’est eux qui gouvernent... et ils ne sont pas le quart des votards.

Et encore, foutre, faut-il pas crier trop haut qu’ils gouvernent ! Les 300 bouffe-galette qui représentent ces 2. 300.000 votards ont en effet à balancer les 270 birbes des diverses oppositions. Seulement, y a de tels mic-macs à l’Aquarium que la plupart du temps, les députés se fichent de l’opinion de leurs électeurs autant qu’un poisson d’une pomme.

Ils votent suivant les ordres d’un ministre ou les ordres d’un distributeur de chèques. De sorte que ces 2.300.000 andouilles qui ont voté pour des bouffe-galette de la majorité, n’ont — même pas eux ! — la veine d’être représentés selon leur cœur.

En dernier ressort, c’est une douzaine de crapules qui gouvernent la France : des ministres comme Rouvier, Bailhaut ou Dupuy, des distributeurs dec chèques comme Arton ou des banquiers comme Rothschild.

—O—

Quant à espérer s’enquiller dans la mécanique gouvernementale, de manière à se rendre utile au populo, c’est un rêve de maboules et d’ambitieux.

C’est un sale truc que de se foutre tout rond dans un marécage pestilentiel pour se guérir des fièvres. C’est comme Gribouille qui se fichait à la Seine pour ne pas se mouiller.

D’ailleurs, on a été assez salement échaudés par des bouffe-galette qui parlaient au nom du peuple pour être guéris de la maladie votarde.

De tous les types qui avaient du poil au ventre, alors qu’ils étaient au milieu du populo, combien y en a-t-il qui, une fois élus députés, sont restés propres ?

Tolain, Nadaud, Basly et un tas d’autres ont retourné leurs vestes.

Quant à ceux qui ne se sont pas pourris complètement, ils ont pris du ventre et se sont bougrement ramollis.

Le plus chouette est de se tenir à l’écart, de faire le vide autour des tinettes électorales.

Puisqu’on nous serine que nous sommes souverains, — gardons notre souveraineté dans notre poche, ne soyons plus assez cruches pour la déléguer.

C’est pour le coup que les grosses légumes feraient une sale bobine !

Ne pouvant plus se réclamer du populo, tout leur péterait dans les mains ; les rouages gouvernementaux n’étant plus graissés par l’impôt se rouilleraient, et en peu de temps la mécanique autoritaire se déclencherait et ne fonctionnerait plus

Ce serait pour le populo le commencement d’une riche saison de bien-être !


Émile Pouget
Almanach du Père Peinard, 1896.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:43

..allez pirates! du boucan! on va pas se laisser taire!...

 

pirate

 

..petit billet piqué ici, http://www.faicmfsf.org/

 

Partie 1: LA MUSIQUE

 

Il y eut la radio. Cette fameuse radio à ampoule, son mono, trois longueurs d’ondes.

Il y eut le tourne-disques avec les vinyles 33t et 45t. La flèche rouge sur le tourne-disque indique l’adaptateur pour les différents tours, celui du 33 t ayant un trou plus petit que le 45t. Des disques qui coûtaient le lard du chat pour l’époque. Il fallait compter 5 chf pour un 45t à 2 chansons et pas moins de 30 chf à plusieurs chansons. Inutile de dire qu’on ne s’achetait pas des disques tous les jours…ni tous les mois, du reste.

C’est pourquoi les gens ont commencé à investir dans les appareils d’enregistrement musicaux. A gauche, pour les pros, le fameux Revox vu d’avion, branché sur la radio ci-dessus et avec lequel on passait des heures à enregistrer les disques des potos. Pour les moins pros, le cassettophone avec lequel on passait des heures avec le microphone devant le haut-parleur de la radio sur laquelle était aussi branché le tourne-disque ci-dessus.

Déjà la polémique enflait quant aux enregistrements des vinyles 45t et 33t

Et cela se compliqua sérieusement avec les chaînes compactes stéréo!!

Mais cela arrangea bien les démunis qui payaient leurs cassettes vierges 7 chf l’unité. Puis, avec les progrès, elles furent en pack de 5 pour 15 chf.

Partie 2: LES FILMS

 

 Il y eut la télévision. D’abord noir-blanc, puis couleur. Quelques chaînes qu’il fallait capter avec l’antenne posée sur le poste.

 Et il y eut, bien plus tard, les lecteurs-enregistreurs VHS avec ses fameuses cassettes qui permettaient d’enregistrer des films sur bande et de les conserver bien au chaud ou de les prêter. Les magasins de location de films commencèrent à fleurir ici et là et les copies de VHS à VHS aussi!

Déjà, la polémique enflait au sujet des droits d’auteurs sur les documentaires et les films “piratés”.

Partie 3: LES ORDINATEURS

D’abord, les programmes domestiques c’était ça. Des cartes perforées que l’on mettait dans les machines à laver. Une carte pour le 30°, une autre pour le 40°, 60° et une pour 90°.

Puis il y eut l’ordinateur domestique qui coûtait la peau des fesses avec ses fameux floppydisques de 5 1/4 de pouces et la disquette de 3,5 pouces. Ces floppydisques et disquettes étant des unités de sauvegarde, comme cela s’appelait. On pouvait se filer des disquettes pour installer des programmes.

A ce propos, le site excellent:

Les grands événements dans l’histoire des calculateurs et des ordinateurs

Déjà, la polémique enflait sur le partage et la copie de ces disquettes.

Partie 4: INTERNET

Excellent site: Histoire de Windows

 

 Et le grand évènement, ce qui alla bouleverser le monde de l’audio-vidéo-programmes et copies sur une unité standardisée, le fameux CD DVD. Le CD ou DVD simples qu’on ne pouvait que lire, puis les CD et DVD devinrent enregistrables à domicile. Les démunis pouvaient avoir accès à moindre coût les musiques, films et autres programmes. Le CD-DVD qui deviendra l’unité de sauvegarde par excellence. Une ère de partage qui ne plut pas vraiment aux artistes et autres profiteurs de copyrights.

De gauche à droite: on reconnait les CD DVD, puis le lecteur numérique et enfin le graveur CD. Ici, le graveur VHS sur CD-DVD

Déjà, la polémique enfla sérieusement et il était presque question de taxer les CD DVD vierges!

Vinrent les unités de sauvegarde dont la capacité de stockage ne cesse d’augmenter et les prix…de diminuer. A gauche, la fameuse clé USB et à droite, la carte mémoire flash surtout utilisées dans les appareils de photos. Car la photo a aussi évolué…

Débuta alors, il y a quelques années, le P2P, ou le “peer to peer”. Des internautes qui partagent leurs fichiers via internet, que ce soit des musiques, mais surtout des films.

Pour les programmes, on appelle cela des “open-sources”, des programmes gratos, développés avec l’aide de différents internautes et téléchargeables sur le net. Programmes qui, entre-nous soit dit, se révèlent parfois bien meilleurs, plus efficaces que ceux mis en vente.

Seulement voilà, les grands distributeurs n’apprécient pas trop ces manques à gagner et de voir ce pognon qui leur file entre les doigts! Ils en appellent alors aux grandes autorités et ils mirent un nom sur ce partage:

LE PIRATAGE!!

Leurs lobbys puissants poussent les élus des peuples à mettre un frein en essayant de faire adopter des lois qui mettraient les internautes en taule.

Ainsi commencent ces lois de censures comme SOPA/PIPA et HADOPI/LOPPSI

 

On ne peut que saluer le mouvement créé par les Américains et ceux du monde entier pour l’effort qu’ils ont mis pour préserver Internet comme il était prévu dès le début, c’est-à-dire le partage des informations et des possibilités pour que chaque internaute ne se sentent pas en faute et puissent continuer à bénéficier de la liberté d’expression. Il aurait été bien que les Français et Francophones se soient aussi mobilisés contre les lois HADOPI/LOPPSI qui ne servent à pas grand chose sinon de légiférer un type de censure. Les Américains nous ont montré une bonne leçon de mobilisation et de solidarité!

Quant aux sites sensibles qui veulent protéger leurs infos, leurs photos, leurs vidéos, leurs musiques ou autres informations sensibles, il existe des programmes pour qu’ils ne soient pas piratés. Même en “open-source”  ;-)

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 12:53

Les yeux grands ouvert à Londres

Quelques textes et informations sur les émeutes en cours en Angleterre

 

Des visages souriants, certains derrières des écharpes et des cagoules. Nous sommes à Hackney, Londres.

Ou alors c’était Hackney hier soir. C’est quelque part ailleurs ce soir, et ce sera encore ailleurs dans quelques heures à peine. Les sourires sont là parce que les rues ont été prises et parce que plus personne n’a peur de la police.


Certaines personnes disent que mettre le feu à une bagnole de flic n’est pas politique, que le pillage d’un magasin est un acte de voyou égotiste, que défoncer des vitrines est un acte irresponsable. Pour ceux qui disent que ce n’est pas politique, ils ont vécu dans cette ville avec les yeux clos, ne voyant pas les immenses inégalités grandissantes et la répression économique et sociale. La politique. Les politiques de logement. Les politiques urbaines. Les politiques sociales. Les politiques financières. Résultat : non seulement les gens vivent dans des apparts de merde, avec des boulots de merde, et subissent la merde de la police au quotidien, mais à l’horizon, on ne peut apercevoir qu’encore plus de merde avec les restrictions budgétaires atteignant de nouveaux pics.

 

Il y a ceux qui disent que ce n’est pas politique parce que les cibles sont mauvaises - des petites épiceries et quelques lieux d’habitation sont malheureusement a compter parmi les victimes. Ils disent aussi que ce n’est pas politique parce que le pillage sert plus le marché noir que la nécessité de se nourrir, ou parce que les gens volent des motos et des cameras aux spectateurs, mais il ne s’agit pas d’émeutes consciencieusement organisées comme certains ne semblent pas le comprendre. C’est une réaction, une révolte, l’éclatement d’une bulle de colère, de répression, du manque d’option et de possibilités, de l’ennui pur et de la dépression. Et quand cette bulle finit par éclater, tout peut potentiellement devenir cible de la vengeance d’un assassinat policier, mais il y aussi l’amusement, gagner du terrain et regagner du pouvoir sur sa propre existence pour un instant, et à travers toute la ville pendant quelques jours.

 

Comme dans toute action de rue, chaque personne impliquée a sa propre façon de s’exprimer, c’est-à-dire qu’il y a constamment des discussions et des disputes politiques entre les protagonistes sur les raisons et les actions à mener. Dire que ces personnes sont des bandits et qu’ils n’ont rien de politique est un mensonge. Comment la discussion et les actions contre le continuel harcèlement et les assassinats policier peuvent ils ne pas être politiques ? Comment les discussions sur les problèmes sociaux, les restrictions budgétaires du gouvernement contre les jeunes, le chômage, le manque d’une simple petite possibilité d’autonomie, ne peuvent elles pas être politiques ? Comment tant de personnes peuvent elles soudainement êtres perçues comme de banals voyous et criminels ?

 

Dans un article d’un journal, un nouvel habitant de Hackney se plaint de ne plus se sentir en sécurité dans le quartier, alors qu’il pensait que les problèmes sociaux ou les fusillades étaient circonscrites aux gangs, aujourd’hui il est terrifié à l’idée de sortir de chez lui. Cela montre bien la ségrégation, même dans les quartiers les plus mixtes, et comment il est facile d’oublier les problèmes sociaux tant que les victimes sont jeunes et noires.

 

Ces jours-ci, les victimes ne sont pas jeunes et noires.

 

Hormis la peur, comment réagissent les autres gens ? Certains sont furieux, furieux a propos de la destruction de quartiers déjà pauvres, certains sont organisés en milices et défendent leurs quartiers comme la communauté turque à Stoke Newington, chassant un groupe d’émeutiers hors de leur territoire, d’autres organisent des rondes et des discussions dans la rue pour imposer d’autres moyens de réagir au meurtre de Mark Duggan.

 

Troisième jour, et les sirènes ne cessent de crier à travers les rues. Tous les employés du centre de Londres ont été priés par la police de quitter le travail plus tôt et de rentrer chez eux afin d’éviter les émeutes nocturnes annoncées.

Une réunion COBRA *a été annoncée (cabinet office briefing room A) après que le premier ministre fut convaincu qu’il devrait écourter ses vacances toscanes pour prendre un avion pour Londres. Ont été mentionnées les balles en caoutchouc et l’augmentation des effectifs policiers qui semblent être le seul remède qu’ils veulent nous foutre au fond de la gorge contre une maladie sociale qui n’est devenue mortelle qu’après que la police ait tué un homme.

 

Occupied London collective, 09.08.2011.
Traduit de l’anglais par nos soins.

 

* Rien à voir en effet avec le mouvement COBRA Compenhague-Bruxelles-Amsterdam inspiré par Asher Jorn qui rejoindra ensuite le mouvement Situationniste. Note de steph.

 

Mise en page ici par nos soins. N.I



Cinq postes de police attaqués à Nottingham


Les émeutes ont éclaté à nouveau la nuit dernière à Nottingham lorsque cinq postes de police ont été attaqués avec des moyens incendiaires artisanaux (i.e. des bombes d’essence). Les postes de police Canning Circus, The Meadows, Oxclose Lane, Bulwell et St Ann’s ont été pris pour cible par des émeutiers.

 

Une voiture de police devant le poste des Meadows a également été incendiée.

 

Ce qui est bien la moindre des chose.NDE

 

La police de Nottingham a déclaré avoir arrêté plus de 80 personnes en lien avec les troubles et ils s’attendent à ce que ce chiffre dépasse 100. Dix personnes ont été arrêtées lors d’un incident impliquant des jeunes grimpant sur le toit de la Nottingham High School près de Forest.

 

Peu importe que les experts de classe moyenne genre homme-dans-le-pub prétendent que c’est l’œuvre de noirs profiteurs s’adonnant à des « pillages récréatifs », le fait est que la police était la cible primaire de ce soulèvement.

La seule autre cible significative, la Nottingham High School, est un symbole de la richesses et des opporunités des élites : une école payante avec des grands bâtiments et un terrain énorme, à deux pas des quartiers ouvriers d’Arboretum, de Radford et de Forest Fields.

 

Je ne doute pas qu’il y ait eu des incidents d’opportunisme et de vandalisme de maisons et de voitures ouvrières, mais la cible principale était les gens qui gardent les pauvrent en bas - les flics qui brutalisent et criminalisent et les écoles qui excluent les « racailles ».

 

Traduit de l’anglais (Indymedia Nottingham) par Le Réveil, 10 août 2011.


Mise en page ici par nos soins. N.I

 


Attaque sur la police de Bristol revendiquée par des anarchistes


Tôt ce matin, nous avons mis le feu à un fourgon anti-émeute au poste de police Bishopston.

 

Nous nous réjouissons du soulèvement de beaucoup de jeunes brutalisés par l’État et marginalisés parce qu’ils établissent un nouveau rapport avec leur environnement, et avec d’autres insurgés quelconques ayant choisi la révolte dans toute l’Angleterre.

 

À tous les « citoyens » dégoûtés, étant capables de voir la violence de classe quotidienne, inhérente à cette société, seulement lorsque les tables sont retournées - à quoi vous attendiez-vous ?

 

Nous assistons à une nouvelle ère de la guerre urbaine reforgée par divers milieux de combattants sociaux - à l’intérieur de laquelle notre rôle en tant que révolutionnaires et anarchistes est de faire constamment avancer nos trajectoires et nos idées, d’étendre les attaques destructrices à de nouvelles zones et à de nouveaux niveaux d’engagement, de trouver des complices dans les heurts (où et quand nos désirs corrèlent) et de maintenir et d’étendre nos réseaux internationaux informels entre camarades.

 

Pendant que nous avons fait cette action, nous pensions à tous ceux tués par les flics, arrêtés pendant les émeutes, aux antifascistes emprisonnés dans ce pays.

 

Traduit de l’anglais (Indymedia Bristol) par Le Réveil, 9 août 2011.

 

Mise en page ici par nos soins. N.I


Une voiture d’Eon et une voiture de luxe incendiées à Bristol

en solidarité

Le lundi 9 aout 2011, lors des révoltes civiles dans la zone de St Paul, à Bristol. Un véhicule d’Eon a été repéré et incendié sur William Street.

Pour le mépris d’Eon pour les écosystèmes naturels, en solidarité avec les arrêtés de cette nuit là et d’après.

 

La BMW qui se trouvait a coté, était une cible secondaire valable, comme un symbole de classe et du capital.

 

Faites attention, masquez-vous. Trouvez une opportunité, prenez la.

 

Fédération Anarchiste Informelle / Eco-anarchistes insurrectionnels

Informal Anarchist Federation / Eco-anarchist Insurrectionaries

 

Traduit de l’anglais par nos soins de bristol.indymedia.

 

Un peu léger ce machin-là non?   NDE-N.I


Mise en page ici par nos soins. N.I


Criminalité et récompenses

"Qu’est-ce que le crime de piller une chaîne de magasins à côté du crime d’en posséder une ?"
Luther Brecht.

 

Les pillards ne donnent pas de conférences de presse. Cela fait que toutes les conversations de la matinée sur la BBC étaient un peu unilatérales.

 

Présent la nuit dernière à Brixton, je me sens aussi qualifié que quiconque pour offrir un point de vue, celui d’un anarchiste installé dans la région depuis six ans.

http://img.paper.li/?url=static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2011/8/10/1312932695382/Salford-riots--007.jpg&h=240

 

Art pictural émeutier

au delà du tunning à thons

-steph-

 

Premièrement. Aucune des personnes qui vidaient le Currys [magasin d’électronique. Ndt.] la nuit dernière ne pourra payer les 9000£ de frais de scolarité annuels du système universitaire néo-libéral flambant neuf de David Cameron, tant apprécié par les jeunes de Londres.

 

Bien que, en Grande-Bretagne, la mobilité sociale soit un peu plus grande aujourd’hui qu’à l’époque victorienne que Cameron semble idolâtrer, les relents racistes sont encore assez présents dans cette grande symphonie qu’est la société britannique.

 

La plupart des personnes de couleur qui ont participé au pillage du Currys sur Effra Road la nuit dernière ne sortiront jamais de leurs cités pour entrer dans la Grande Société. Ils n’ont pas grand chose à perdre.

 

Malgré cela, la foule relativement mixte (pour Brixton) de plusieurs centaines de personnes se sentait d’humeur festive la nuit dernière, alors que les voitures s’alignaient des deux côtés de la route jusqu’au canal de Brixton.

 

Ce ne sont pas des gens qui sont habitués à gagner très souvent. La chance de pouvoir emporter plusieurs centaines de milliers de livres d’électronique, sous le nez de la police impuissante, qui d’habitude les harcèle, les bat ou les tue, a fait de cette nuit une bonne nuit.

 

Les adolescentes qui visaient l’écran plasma géant de leurs rêves ont été assez polies pour me dire "excusez-moi », très sincèrement, lorsqu’elles m’ont heurtées alors qu’elles surgissaient sur le parking du Currys.

 

La nuit dernière, tout le monde était de bonne humeur sur Effra Road.


Ce matin, les rabat-joie dans les grands médias n’étaient pas du même avis.

 

De nombreux commentateurs ont dénoncé le manque de motivations politiques claires dans les émeutes, et semblaient inquiets du fait que le pillage rendait les émeutes peu respectables.

 

Selon cette ligne de pensée, la pauvreté n’est pas politique.

 

À la radio, sur le web, et dans les journaux, il y a beaucoup de discussions en ce moment au sujet de la « bêtise » des émeutiers qui brûlent leurs propres quartiers. Tous les commentateurs qui débitent ces arguments n’ont pas tenu compte de certains faits assez basiques.

 

Lecteurs outrés du Guardian [quotidien de centre-gauche], je vous le dis : vous n’êtes que partiellement dans le vrai. Il est certain que le gars qui se baladait avec la caisse enregistreuse du côté de la Brixton Academy la nuit dernière n’a probablement pas conceptualisé ses actions selon les théories du choix rationnel économique.

 

Toutefois, en comparaison avec quatre années de tentatives infructueuses de capitalisme d’Etat pour nous catapulter hors de la crise économique, ses manœuvres étaient hautement rationnelles.

Détruire les preuves en boutant le feu à la cuisinière à gaz pour brûler le Nandos [une chaîne de restaurants sud-africains faisant de la cuisine portugaise] de Stockwell Road est assez fou. Mais cela fait beaucoup plus de sens économique, à Brixton, que tout ce qu’ont tenté jusqu’à présent le Labour, les conservateurs, ou les génies de la ville de Londres.

 

Briser les vitres à Brixton est probablement un chemin plus sûr vers la prospérité pour la plupart des gens que n’importe lequel des chemins plus respectables déjà explorés.

 

Le gars qui s’est pointé aujourd’hui pour réparer les vitres brisées sur Brixton Road vit probablement sur cette rue, un peu après le tapis du verre brisé, il est peu probable qu’il soit un spéculateur de devises ou un gestionnaire de fonds spéculatifs à mi-temps.

Tout l’argent qu’il se fera en réparant les vitres sera dépensé en priorité dans sa communauté locale.

 

Les mérites d’aspirer à l’infini de l’argent hors des poches des personnes qui travaillent pour les injecter dans les comptes de réserve suralimentés des joueurs de casino de Canary Wharf [nouveau quartier financier de Londres] sont un peu moins clairs pour moi, à l’heure actuelle.

La crise est entrée dans sa cinquième année. Balancer des centaines de milliards dans les renflouements successifs des banques, dans les allégements fiscaux pour les entreprises, et dans d’autres accessoires d’une économie mondiale qui ressemble de plus en plus celle de l’URSS vers 1987 n’est clairement pas une stratégie gagnante.

 

L’éruption du chaos économique dans la zone euro et les balles de la police qui ont traversé le corps de Mark Duggan, mettant un terme à sa vie, sont désormais deux événements qui sont liés ensemble dans la séquence des émeutes massives de Londres, le plus important centre financier d’Europe.

 

Ces émeutes sont remarquables principalement par les inversions de rôle qu’elles provoquent, et l’indignation dans les grands médias est le reflet de ce processus.

 

L’indignation est vraiment intéressante si on s’arrête pour y réfléchir.

 

Par exemple : le bénéfice du commerce est une sorte de vol. C’est de la valeur économique qui est aspirée hors d’une communauté locale par le biais des caisses enregistreuses d’une entreprise. Les décisions quant à l’endroit où vont être réinvestis les profits sont l’apanage des gestionnaires d’entreprise et des actionnaires, non pas la décision du peuple dont cette valeur a été extraite. L’ensemble de ce processus est fondamentalement anti-démocratique.

 

Ce déni quotidien des droits politiques et démocratiques fondamentaux est « normal », et peut durer des années, des décennies ou des siècles. Les sociétés peuvent voler les pauvres - mais toute tentative de la part des pauvres de voler en retour doit être condamnée dans les termes les plus forts.

 

De même, j’ai eu plusieurs conversations aujourd’hui sur les émeutes de samedi soir à Tottenham.

 

Elles ont invariablement fait référence au cas de Keith Blakelock, le policier tué pendant les émeutes de 1985 à Broadwater Farm.

Pas une seule de ces conversations ne contenait de référence à Cynthia Jarrett, la femme dont l’assassinat lors de la fouille de son appartement a déclenché ces émeutes.

 

De la même façon, je doute que les commentateurs indignés de la classe moyenne qui sont passés ce matin sur la radio BBC4 ont beaucoup pensé aux dizaines de personnes que les flics ont tué en garde à vue, ou à l’humiliation, plus ou moins quotidienne, des jeunes noirs qui sont arrêtés et fouillés devant ma maison.

 

Le message véhiculé par tout cela est assez clair : les attaques de la police sur les personnes pauvres qui ne peuvent pas se défendre (surtout les noirs) sont normales.

 

Inversement, les attaques du peuple sur la police sont un outrage, surtout s’il leur arrive de réussir.

Et ne demandez surtout pas au gars qui a emporté la caisse enregistreuse de donner sa version des faits.

 

Cela ne veut pas dire que le camion de pompier qui vient crier devant ma fenêtre est une bonne chose.

Les problèmes politiques et économiques de Brixton sont complexes. Il est trop facile de débiter des platitudes sur le fait que rien ne sera plus jamais comme avant - mais pour quelques heures la nuit dernière, en descendant Effra Road avec des écrans plasma et des ordinateurs portables Macintosh sous le bras, les perdants ont été les gagnants. Et cela pourrait avoir un effet puissant.

 

Max von Sudo

 

Article traduit de London Indymedia par Le Réveil.

 

Mise en page ici par nos soins. N.I et chaleureusement recommandé par nous autres.


Le quartier de Tottenham se défend contre la brutalité policière

 

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues de Tottenham, au nord de Londres, après que la police a tué un habitant du nom de Mark Duggan.

Des barricades ont été érigées et de nombreuses voitures de police ont été brûlées durant les protestations qui ont eu lieu jusqu’à tard dans la nuit.

 

Dans l’après-midi de samedi [6 août 2011], les amis et la famille de Mark Duggan, l’homme de 29 ans tué par balle par la police jeudi [4 août 2011], ont marché de son domicile, dans le quartier de Broadwater Farm, jusqu’au poste de police de Tottenham.

 

Ils ont attendu que quelqu’un sorte du poste de police pour entendre leurs revendications et donner des réponses sur la mort de Marc, mais ils ont été totalement ignorés.

 

Vers 21h, le Haringey Solidarity Group a rapporté sur Twitter les informations suivantes : Une émeute se déroule actuellement devant la boutique de flic de Tottenham en réponse au gars tué par les porcs cette semaine | Deux cents policiers anti-émeute déployés.

 

Alors que la soirée se poursuivait, des comptes-rendus et des photos sont parvenus comme quoi entre 300 et 500 personnes de tout le quartier étaient rassemblés sur la Tottenham High Road, et des photos de deux voitures de police mises à feu avec des bombes à essence ont été publiées par les médias dominants. Chants de "À qui sont les rues ? À nous !" ["Whose streets ? Our streets !"] et "Nous voulons des réponses !" pouvaient être entendus de la foule.

 

Un manifestant de la marche partie de Broadwater Farm interviewé sur BBC News a déclaré que la police avait attaqué une femme de 16 ans avec des matraques, sans aucune raison, déclenchant une réaction de la foule qui jusque-là chantait simplement devant le commissariat.

 

Un témoin oculaire décrit des policiers "courant et se cachant". Ils ont en effet été incapables de contenir les foules qui avaient construit des barricades et chargeaient les lignes de police en utilisant des missiles de fortune et en brûlant des poubelles afin de garder la police à l’écart.

 

Les affrontements ont duré un certain temps. La police et les manifestants ont formé des lignes et un autobus à deux étages a été incendié.

 

Channel 4 a cité "Jamal", un témoin oculaire, disant : "Ce sont nos objectifs, nous sommes ici pour dire à la police qu’ils ne peuvent pas nous maltraiter, nous harceler. On ne va pas tolérer cela, ce n’est que le début, c’est la guerre, et voilà ce que vous obtenez - le feu."


Les images diffusées en direct par la BBC montraient des jeunes brisant les vitres d’une voiture de police vide.

 

Les journalistes ont ensuite demandé aux manifestants pourquoi ils empêchaient l’équipe de cameramen de filmer. À la fois Sky News et la BBC ont retiré leurs équipes de tournage de l’émeute après que leurs équipes de tournages ont été insultées et attaquées.

-//Quel culot! Cette presse feint l'étonnement alors qu'elle n'a de cesse de servir d'auxilliaire à la police comme en témoigne sans aucune équivoque un appel à la délation émanant de plusieurs rédactions de cette presse de merede puant son Murdoch exhibant des photos de "suspects" et invitant les "lecteurs" devenant alors des indics à les désigner à la police...Crevures!!! // -NDE-N.I

 

BBC et Sky ont cité le député local, David Lammy, qui affirmait que les gens dans la rue n’étaient pas représentatifs de la majorité des résidents de Tottenham. Cependant, leurs propres séquences montrent qu’un large éventail de la population locale, de milieux ethniques très différents, étaient debout ensemble et formaient des lignes contre la police.

 

La police a insisté sur l’aspect "localisé" des événements, en affirmant qu’ils ne s’étendaient pas au-delà de Tottenham. Des récits de témoins ont contesté cela, et les médias dominants ont été effectivement exclus de la zone.

 

Tottenham a déjà été le théâtre d’importantes émeutes en 1985 en réponse à la mort de Cynthia Jarrett aux mains de la police.

 

Tottenham a également été touché par les récentes mesures d’austérité du gouvernement, avec la fermeture de plusieurs centres sociaux ces dernières semaines.

 

Source : Libcom. Traduit de l’anglais par Le Réveil.

 

Mise en page ici par nos soins. N.I

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif Publié dans : GUERRE SOCIALE Communauté : les amis du negatif

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 00:00

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif Publié dans : BASTONS DANS LES TAULES Communauté : les amis du negatif

 

Les boutiquiers de toute sorte se bousculent sans vergogne sur le dernier produit classé "Out" en Aout comme on parade sur un tarmac ou sur une croisette à la mode!

 

la dernière échappée

 

 

de  Charlie Bauer



sans bris de cloture

....

 


Les Marxistes Léninistes se découvrent un certain "amour très emphatique"  pour les hors-la-loi,...

 

Ils font montre -comme on le voit une nouvelle fois sur ce même registre- d'une grande capacité en matière de recyclage adapté .

 

Mais ils ne seront pas les seuls dans cet exercice particulier de seconds couteaux spécialisés dans les abattages "post-mortem", tuant encore et encore tout ce qu'ils n'auront pas réussi à récupérer définitivement, y compris les morts, bien entendu...

 

Nous y rencontrerons une floppée d'humanistes professionnels cyniques aménageurs de l'espace carcéral, de journalistes se risquant à encenser la marge pour ne pas manquer l'occase d'être à la page, à la  quête d'un "pute litzer", de salopards jamais avares ou même en retard d'un spectacle  qui hier auraient exigé la guillotine en place de grève, errigent cette fois un autel de circonstance qu'ils voudraient profitable à leur esprit de  "saint corps billard"....


Nous avons déjà exprimé ici-même nos réserves quant à la participation à contre-temps d'un Charlie instrumentalisé à diverses opérations de foire à la fois ridicules et significatives concourant toutes à faire "grain-gros-gains" sur le corps du Jacques occis "courageusement" par l'inimitable commissaire Robert Froussard et ses sbires du côté de la porte de Clignancourt!

 

Sanglant et immonde guet-apen!!!




http://linter.over-blog.com/article-pour-charlie-bauer-81258165.html 



La dernière cavale déja dans  tous les collimateurs


de la culture miradors


 

Et les voici tous à la queue-leu-leu, fiers comme des "bars-tabac" d'être de la cohorte des nombreux "amis de Charlie"...

 


Charlie, comme nous te l'avions déjà dit...


-"Fais gaffe, tu as beaucoup trop d'amis...".

 

 

Cours plus vite Charlie,

 

le vieux monde est toujours après toi....


 

A la Ciao Charlie

 

_____________


 

Steph.

 


 

J’accuse
 
Charlie Bauer 6
 
«Ceux qui nous paraissent grands le sont bien souvent parce que nous sommes à genoux »


Debout, hommes de la terre, devenez enfin ou encore ce que vous êtes: des hommes !


Essayons encore de nous parfaire homidiens entre nous, et non plus lupus de l’un à l’autre, comme il est dit et pratiqué dans cet espace planétaire pluriquotidien, où il est d’évidence que l’homme a autant de raisons d’être bon que son contraire, ne pratiquant souvent cette raison d’être qu’à contrario de l’Etre de raison qu’il conviendrait.


Pour évoquer la condition humaine autrement que par le truchement littérateur et même philosophique, pensez-vous que la sacro-sainte «Raison d’Etat» soit bien conforme à l’état de raison?


L’impérativité étant dans l’accusation et partant, dans la revendication 


J’accuse l’Etat, prétendu garant de l’état de droit, de faillir à ses devoirs –et les plus fondamentaux, même- quand ce ne serait que ceux instruits par la Déclaration des Droits de l’Homme, stipulant que nous sommes tous égaux devant la loi.


J’accuse cet état de fait dont la responsabilité revient à l’Etat.


J’accuse la politique étatique de n’être que ce qu’elle est, une oligarchie politicarde à des années-lumière du sens politis du terme grec et dont la pratique serait au service de la cité.


J’accuse le Nationalisme érigé en Front commun de pensées, de comportement, et qui prône dans ses flatulences et rôts ponctuels, l’exclusion, la discrimination, la manipulation, la domination, l’exploitation, l’effraction des consciences, l’infraction du droit social, économique, civil, pénal…


J’accuse cette même oligarchie de nous contraindre à la pensée unique et télécrate, par induction de planification culturelle, sociale, économique, historique.


J’accuse la perversion phallocrate qui, depuis des millénaires, nous oblige dans la pornographie dominante des rapports homme-femme.


J’accuse le poète qui prétend que la femme est l’avenir de l’homme alors que celui-ci ne conçoit que le seul rapport culaire avec la féminité de cet individu identifié au 3615 de tous les désirs fantasmatiques et cul-turels.


J’accuse la femme dans son rapport prostitutionnel à l’homme.


J’accuse la mondialisation qui va de l’Euro au Waterloo de toute intelligence sociale et humaine.


J’accuse ces manipulateurs intellocrates pontifiant par livre noir et bordant le lit de la Pensée Unique où se vautrent les certitudes conformes de la sénescente facilité.


J’accuse nos éducateurs d’être éducastreurs des forces vives de l’espoir et de sa pratique revendicatrice.


J’accuse ce Dieu d’être patron et patrie, et ses apôtres patriotes. J’accuse ses saints et patrons à ne pouvoir être ces seins nourriciers de la pensée humaine.


J’accuse le désespoir, s’il n’est autrement perçu que comme la forme supérieure de la critique et qu’il convient d’appeler bonheur.


J’accuse l’amour lorsqu’il est comptable d’une réciprocité, donc commerciale.


J’accuse la haine si elle ne sait se concevoir de classe.


J’accuse ces pédophiles politicards de baiser et tuer l’enfance en chacun de nous.


J’accuse l’ignorance de se conforter dans la bonne conscience d’un Savoir, digéré par un pouvoir gargantuesque.


J’accuse les optimistes s’ils ne savent être pessimistes des réalités existantes.

 

J’accuse l’homme d’avoir fait du loup son chien et de l’homme son esclave.
 

 

J’accuse cette aristocratie promue en Cour boursière, d’être ce qu’elle n’est pas –aristocrate- et ce qu’elle est: assassine du genre humain.


J’accuse l’homme d’être prédateur de toutes les espèces, végétales et animales et de la sienne en particulier.


Je vous accuse en m’accusant d’être ce que nous sommes, mais critiques cependant, ce qui nous autorise à être différents.


En vous espérant bonne accusation de ce vrac accusateur.

 

Charlie Bauer, sociologue.


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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 08:44

...le temps est pourrave?..mais pas que...

 

 

 

..l'été, c'est pas la saison d'husky, à moins de se retrouver dans l'autre hémisphère où c'est l'hiver, éventuellement s'entend sous-réserve de posséder  l'attirail à trainer qui va avec, bref, faut les conditions et des fringues adéquat, du bon poil, et, pour la queue de cheval, c'est au choix, si possible...



 

ce pour introduire que je me suis bouffé du néo-beatnik-revival pas sympathique en début de l'hebdomadaire, dommages?..une fois d'il y a 1 bon mois, je me suis fais un clown..pour préciser que je mange à la fin qui justifie du moyen, je vous narre ce qui peut sembler ne rien à voir, et pourtant...avertissement cependant, ce qui suit n'est absolument pas métaphorique ou inimaginable, en commençant par le clown, expert en démarche de coq derrière quidam en rue (ou poule?..), pour l'avoir d'abord vu de mes yeux, avec son costard bariolé mal taillé, l'appendice en plastique élastiqué par dessus ses étiquettes, sa cravatte au metre-carré et un maquillage sans éxagération celà dit, il état froncièrement impossible d'être dans l'erreur, et pourtant, même les clowns déconnent!..

 

 

 

la sienne de gourance aura été de me braquer en scène de son nez et son pistole à l'aqueux, le retour d'une telle barbarie si voyante  en foule aura provoqué fantastique et même quasi-gymnastique bond en arrière, façon antilope mais à l'envers, de ma viande, accompagné du plus strident des cris d'animal le pied dans le piège à fond..

l'effet fut boeuf, au point de le laisser bouche bêh, sans parade aucune, son cirque tout pété et la foule affolée..si ce n'est, à mots murmurés, "tu joues bien!.."...

 

..oui, bon, où qu'on en serait du propos à revenir à nos moutons?..cet aparté, chouette à considérer, n'ayant ici  qu'à nous rappeler la vacherie des apparences protagonistes et des situations à mordre des queues de serpents à sornettes..


ainsi donc, je la vois la minette, avec au bout de chaque mains une laisse, elle, en tenue commando hippie, arborant un flânant rose "peace and love" t-shirt, la sandale en peau de porc en paire, la jupe à par-terre, et son minois tout à l'inverse!.. tout froncé des yeux, la mâchoire à bloc, et ce petit cri aspiré à chaque pas des trois, à chaque fois qu'elle retirait , méchamment ...

c'est qu'au bout de ses accessoires à tenir, il y a du chien. Par voie de fait, elle n'en manquait pas, mais m'appâtat autrement qu'à chaud sourire dans le retour de mon sonar, j'allais courir à justicier son sale air, à la batman, sans savoir comme ensuite je frétillerais, goujat-gougeon, sans maille ni filet, de m'être pécho la souris...


Une gazelle et deux superbes bestioles adultes, husky de leur espèce, fortes en peine d'être à l'accroche et ramenés brutus vers l'arrière pour eux-elles (..je ne suis allé mâter sous leurs gambettes d'arrière..), ou l'avant pour elle(..qui je le rappelle, planquait les siennes..), à chaque pas en avant d'eux tirés par bras en arrière d'aile..??! d'elle...autant dire, que du trottoir d'en face et à son contresens, ça m'a comme hérissonné l'épineux pileux, derecerf (prononcer le "f", sinon, ça n'a aucun intérêt que je sois bestiaire, précisant qu'ensuite je fus bien loin d'être en brute, pas de drame, nous ne fumes dans les bois, et les bêtes, sanglées.......oui, il faut un peu de temps.....est-ce que votre bouche rit?....)


..derechef donc, je me cale la chaussée comme un lièvre sur l'autoroute, histoire d'aller causer deux mots aux dits-clébards, et l'attention d'une caresse, rendue joyeusement aussitôt à coup de baveuse à qui mieux-mieux, toutes nos courses stoppées, net, nous donnant le temps comme faire "oh mais non!" à repousser où ça tirait..je savais qu'elle prendrait la mouche, je ne savais encore comme celà s'envolerait une fois au bout de ma ligne.


là j'ai vu qu'elle était plutôt mimi la nénette une fois sans faire dans la tension à la "maitrise" de ses bêtes.

Ainsi, dans sa toute proximité, me faisant laver les paluches à coup de bâvantes,  et puisque j'en étais à piailleries conséquentes, je faisais fi du bon vieux et éprouvé "..c'est quelle marque vos chiens?" pour aussi sec étaler ce qui trainait à propos dans mon éléphantesque mémoire à ne pas se tromper, ainsi :

"tu sais?(cordial), les husky, ça tire des traineaux depuis si longtemps dans le gêne de la gène que toi, tu risques de perdre temps et force à tenter de les retenir bêtement à chaque foulée...." et tout en taillant la bavette, ma main trouve le crochet de la longe, pendant que l'autre taquine et caline les truffes excitées et les nuques jusqu'aux colliers...

"en principe, d'après un truc que j'ai vu à la télé, pour qu'ils soient bienheureux à la balade, ils doivent taper du coussinet au moins pendant 20 bornes à cavaler, surtout sans traineau!.." et déclic!!.....


.......pourquoi je l'ai lâché?........si prêt à la toute berzingue, le chien a pris ses pattes à mon coup et filé avant que je lui parle des dangers de la circulation!..le deuzième toujours lié mais tant émulé qu'il en fila le train, entrainant évidemment une maitresse à sandales-cuir et si attachée à ses chiens dans un sprint loin d'être félin (..ben, les sandales hein! c'est pas fait pour la cavalcade, comme les sabots!..), me surprenant totalement de ne pas avoir à ramasser pelletées de crottins d'injures après telle débandade, dont 3 sur 4 aux dents et langues bien en vue et à l'esclaffade, moins un clown donc, furent à ce point urbains et.....instinctifs?...

 

j'ai sitôt repris mon trottoir, foutrement jouasse d'aucune envie quelconque de me retourner, me disant qu'à me chercher les poux, qu'en cas de signalement, le seul tatouage qu'elle aurait pu apercevoir est ce discret "mort aux vaches", posé en tête et signature sur le doigt préhensible d'une main du haut d'un primate d'espèce de conque!(..feu rouge-feu vert, pas eu le temps d'expliquer au cabot, là je m'en suis voulu!..) qu'ensuite, j'aurais pu tout de bloc nié les faits, jamais le chien n'aurait témoigné à charge, puis que l'une et l'autre ne furent jamais ma maitresse ou mon chien m'sieurs l'juges!..comment ça vous êtes véto?........

 

 

et puis là, de chez AmiEs des mauvais empoilés au pileux dru, je trouve ce lien, j'ai chialé comme une taupe sur une serviette de plage au soleil sans lunettes...amer..


 

du coq à l'âne?..des gambettes jusqu'au bec dans le fumier,  à braire?...

 

..deufr...

 

Mardi 2 août 2011

Cette vidéo à été précédement mise en page par Charles Tatum dont nous relayons souvent  sur Nosotros ou ici même ce qu'il publie sur ses pages intitulées "susauvieuxmonde" //voir le lien ci-après//.

 

Voici qui devrait vous faire passer à tous "de bons moments" avant de débattre plus avant du sujet qui , nous n'en doutons pas, sera argumenté dans tous les sens. Tout dabord dans celui de la révolte, de la honte, de la rage.

Steph.

 

 


 

Earthlings (Terriens), sous-titres français, 2005. 95'.

« Earthlings est un documentaire de long métrage sur la dépendance absolue de l'humanité à l'égard des animaux (animaux de compagnie, nourriture, habillement, divertissement et recherche scientifique) mais aussi sur l'irrespect total pour ceux qu'on peut aussi qualifier de "marchandises".

Le film est narré par Joaquin Phoenix, la musique est signée Moby (entre autres). Avec une étude approfondie sur les magasins d'animaux de compagnie, les usines à chiots, les refuges pour animaux, mais aussi les manufactures de cuir et de fourrure, les industries de hobbies sportifs et les professions médicales et scientifiques, Earthlings utilise la caméra cachée et jamais auparavant on n'avait vu ces pratiques au jour le jour, d'une des plus grandes industries au monde, qui se fonde entièrement sur l'utilisation d'animaux pour faire du profit.

Puissant, instructif et provoquant, Earthlings est de loin le documentaire le plus complet jamais produit sur la relation entre la nature, les animaux et les intérêts économiques des humains.

On trouve beaucoup de films défendant cette cause, mais celui-ci dépasse tout.

 

Des Terriens pleurent pour être entendus.

 

Téléchargez le film à http://veg-tv.info/earthlings. »

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif Publié dans : LA NIQUE DES BELLES INSOLENCES Communauté : ARTICLES INVITES


 

.....



 



 


 


 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 23:06

 

...il serait bon, ce nous semble, d'aborder graves réalités liées, de par "chez nous", comme aimeraient à le prétendre encore amateurs de drapeaux et autres souches bonnes à crâmer en cheminées! (..ah oui, tout de suite, dès qu'on entre dans la "subtilité", ou ça ferait marrer... ou pas du tout?...

 

(..avant d'être pécho là  http://rebellyon.info/, pour la technique, relayé perso par Eva, pour la pratique, et retransmis par Nosotros Incontrolados pour les mêmes raisons, faites tourner la gerbe! qu'on en habille quelques-un-e-s de peau de renard et du panache qui va de paire, des baffes!!...)

 

 

Des violences lyonnaises d’extrême-droite à celles de Norvège

Publié le 26 juillet

Maj le 28 juillet

Il ne s’agit pas ici de tenter de ramener à nous la couverture médiatique des drames norvégiens. Ou de comparer ce qui n’est pas comparable. Mais de montrer dans quelle mesure les violences et les théories d’Anders Breivik ne sont pas celles d’un fou, d’un néo-nazi taré ou d’un loup solitaire [1] égaré qui aurait grappillé sur internet des idées alambiquées pour s’en faire une folle croisade... Mais qu’elles sont représentatives d’un courant dont les théories et pratiques sont malheureusement connues sur Lyon.

Cibler et attaquer les personnes opposées au racisme

Depuis 18 mois, les vio­len­ces d’extrême droite contre des mili­tant-e-s anti­ra­cis­tes, anti­fas­cis­tes ou tout sim­ple­ment liber­tai­res se sont mul­ti­pliées à Lyon. Celles qui ont fait l’objet de plain­tes ont cumulé plus de 270 jours d’ITT, sans comp­ter celles qui n’ont pas été trans­mi­ses à la jus­tice comme la der­nière. La plu­part d’entre elles n’ont rien à voir avec des ren­contres mal­heu­reu­ses dans une ville deve­nue trop petite pour un mou­ve­ment liber­taire rela­ti­ve­ment implanté et des mou­ve­ments racis­tes radi­caux cher­chant à s’affi­cher sur le ter­rain. Le Préfet a beau parler d’une gué­guerre, expli­ca­tion bien pra­ti­que reprise par la plu­part des jour­naux locaux, il s’agit en fait d’une stra­té­gie au long cours de ter­ro­ri­sa­tion, de plus en plus grave. Pour ne citer que les épisodes lyon­nais les plus mar­quants sur cette ques­tion depuis début 2010 [2] :
- atta­que d’une manif anti­ra­ciste contre le projet de loi Besson ;
- attente et agres­sion de mili­tants syn­di­ca­lis­tes reconnus comme tel alors qu’ils vont au res­tau­rant, avec barres de fer et chaî­nes de vélo ;
- guet-apens de per­son­nes iso­lées sor­tant d’un concert dans un squat, à coups de barre de fer et de battes de base-ball ;
- agres­sion de mili­tants dif­fu­sant des tracts à l’entrée d’un lycée, au gomme-cogne ;
- suivi, attente et agres­sion vio­lente d’une per­sonne iden­ti­fiée comme étant proche d’anti­fas­cis­tes dans son hall d’immeu­ble.

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Nervis d’extrême-droite devant la cathédrale St Jean lors du Kiss-In

Il nous semble que Breivik, dans toute sa para­noïa et son délire, a pla­ni­fié, orga­nisé son mas­sa­cre en pre­nant la mesure de la haine dif­fu­sée à l’encontre des per­son­nes qui sont ici oppo­sées au racisme d’Etat, et celles en Norvège repré­sen­tant poli­ti­que­ment un sou­tien aux per­son­nes immi­grées. Tous les jours des mes­sa­ges de ce type sont publiés par de poten­tiels Breivik sur leurs sites de pro­pa­gande, de Novopress [3] à Fdesouche [4], comme sur les forums des jour­naux indus­triels, du Progrès au Figaro en pas­sant Libération, qui leur ser­vent de for­mi­da­bles cais­ses de réso­nance.

En abat­tant froi­de­ment des dizai­nes de jeunes du Parti tra­vailliste, Breivik cher­che à mon­trer à cette mou­vance isla­mo­phobe plus ou moins orga­ni­sée tout à la fois une cible et un modus ope­randi à suivre. Cette mou­vance s’y reconnait d’ailleurs : elle dénonce dans cet atten­tat un com­plot franc-maçon tout en for­mu­lant des mena­ces simi­lai­res à peine voi­lées et en trou­vant des excu­ses au mas­sa­cre (Riposte Laïque, Bloc Identitaire, etc.).

" Pourquoi a-t-il ciblé ses com­pa­trio­tes et non ceux qui font l’objet de ce qui serait, d’après la presse, sa haine ordi­naire, les musul­mans ? Si la chose était avérée, je l’expli­que­rais tout sim­ple­ment par le détour­ne­ment de sa haine envers ceux qui ont toléré, rendu pos­si­ble ce mul­ti­cultu­ra­lisme et le rem­pla­ce­ment de popu­la­tion qui lui serait devenu insup­por­ta­ble. "
Riposte Laïque [5]

L’extrême-droite lyon­naise, néo-nazie ou « iden­ti­taire », n’a elle pas attendu Breivik, même si ses actes peu­vent paraî­tre anec­do­ti­ques au regard d’Utoeya. Cette vio­lence prend la forme quasi reli­gieuse d’une puni­tion à l’égard non pas des immi­gré-e-s mais de celles et ceux, qui, cons­ciem­ment, volon­tai­re­ment, pen­sent que l’immi­gra­tion ne doit pas servir de main d’oeuvre cor­véa­ble à merci qu’on jette quand on n’en a plus besoin, qui refu­sent qu’une reli­gion fasse office de bouc-émissaire cari­ca­tu­ral, ou qui n’ont pas le sen­ti­ment para­noïa­que de perdre leur culture (cari­ca­tu­rée, fan­tas­mée) au contact des autres.

L’acte lui-même de Breivik, par son carac­tère mons­trueux, de masse, a pour effet (ou pour but) de désin­hi­ber la vio­lence des isla­mo­pho­bes, en la légi­ti­mant théo­ri­que­ment d’une part, et d’autre part en ren­dant mineure toute future agres­sion. Il faudra long­temps espé­rons-le avant qu’un mas­sa­cre de cette ampleur ait à nou­veau lieu en Europe mais il reste toute la place à ces vio­len­ces quo­ti­dien­nes, de har­cè­le­ment, atté­nuées par avance par la radi­ca­lité de cette décla­ra­tion de guerre.

Breivik, un nazi ? Identitaire plutôt

Alors que l’on se plait chez nos éditocrates à nous res­sor­tir le cliché des nazis, et avec elle une peste brune cari­ca­tu­rale, tatouée jusqu’au cou, bête à manger du foin avec une pas­sion com­pul­sive pour l’ico­no­gra­phie de la seconde guerre mon­diale [6], il nous semble impor­tant d’ana­ly­ser le dis­cours de Breivik pour le situer clai­re­ment dans la famille de l’extrême-droite. Il se dis­so­cie très clai­re­ment des nazis [7], dont il qua­li­fie l’idéo­lo­gie de « hai­neuse ». Il appa­raît beau­coup plus proche théo­ri­que­ment des Identitaires, implan­tés entre autres à Lyon, notam­ment :
- par la cen­tra­lité de son isla­mo­pho­bie ;
- à tra­vers la para­noïa d’une extinc­tion cultu­relle de l’Ouest de l’Europe (l’Occident) ;
- par son sou­tien affirmé à la poli­ti­que de l’Etat israë­lien [8].

Accessoirement, il est en rup­ture avec une extrême-droite par­le­men­ta­ri­sée, plus rin­garde théo­ri­que­ment, et peut-être moins radi­cale dans ses propos. Pour autant il n’est pas hos­tile à la conquête du pou­voir par les urnes, comme nos Identitaires, tandis que chez les néo-nazis cela tient actuel­le­ment de l’épiphénomène. Les Identitaires ont bien reconnu leur proxi­mité théo­ri­que, en héber­geant rapi­de­ment en Russie la vidéo de Breivik pour pou­voir la dif­fu­ser à la une de leur pseudo agence de presse [9] Novopress le len­de­main du mas­sa­cre, ainsi que son traité pra­ti­que de ter­ro­ri­sa­tion.

La ques­tion qui taraude : com­bien d’Identitaires fran­çais ont-ils reçu le mail de Breivik du 21 juillet qui conte­nait son opus­cule [10] ? Il est à peu près sûr que cer­tains l’ont reçu, étant donné
- les liens qui ne sont plus à démon­trer du nor­vé­gien avec l’English Defence League anglaise [11] ;
- les rela­tions étroites des Identitaires fran­çais avec le groupe anglais, qui s’était déplacé en masse pour la marche avor­tée « des cochons » à Lyon, en mai der­nier [12] ;

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- l’uti­li­sa­tion impor­tante de Facebook parmi les deux grou­pes, l’un des moyens appa­rem­ment par lequel Breivik com­mu­ni­quait inter­na­tio­na­le­ment et sur­tout grâce auquel il a choisi les des­ti­na­tai­res de son docu­ment. On saura cer­tai­ne­ment pro­chai­ne­ment qui de nos petits iden­ti­tai­res lyon­nais l’a reçu.

Une stratégie médiatique

Enfin, ce qui rap­pro­che le plus Breivik des « Identitaires » c’est sa stra­té­gie média­ti­que uti­li­sant l’ensem­ble des tech­ni­ques de com’ qu’on peut appren­dre dans une Ecole de Commerce. Teaser, vidéo, stra­té­gie en réseaux sociaux, maî­trise de son image [13], com­mu­ni­ca­tion gra­phi­que et mar­quante, com­pré­hen­sion pré­cise du fonc­tion­ne­ment des jour­na­lis­tes et des jour­naux [14], notion d’événement, de buzz, etc. Rien ne manque à la pano­plie du serial killer mar­ke­teur, comme à celle du radi­cal hai­neux d’extrême-droite déguisé en petit citoyen inof­fen­sif amou­reux de son picrate. Ca tombe bien, ils ont des « concepts » qu’on peut faci­le­ment repren­dre : depuis la presse qui donne un for­mi­da­ble écho à un ras­sem­ble­ment ridi­cule à Lyon, jusqu’à l’assem­blée natio­nale et l’igno­ble apéro sau­cis­son-pinard isla­mo­phobe pour la partie voyante et décom­plexée, le reste se retrou­vant dans des textes de lois. Jusqu’au jour où le masque du concept tombe et que le monde entier voit clair dans ce jeu.

De Lyon, nous envoyons un salut fra­ter­nel et déter­miné à toutes les per­son­nes tou­chées par cette froide et machia­vé­li­que décla­ra­tion de guerre.

Le nombre d’arti­cles sur le sujet sur inter­net est énorme, ci-des­sous quel­ques liens pour une mise en pers­pec­tive :
- Carnage d’Oslo : les droi­tes ultras fuient leurs res­pon­sa­bi­li­tés., com­pre­nant une mise en pers­pec­tive avec la situa­tion lyon­naise. (LePost.fr)
- Petites réflexions sur l’atten­tat et le mas­sa­cre per­pé­tré à Oslo. (bibifa.word­press.com)
- Des enne­mis ima­gi­nai­res qui font de vrais morts, avec entre autres infos inté­res­san­tes, une ana­lyse gra­phi­que de l’implan­ta­tion du terme « de souche » dans le champ lexi­cal.
- D’Oslo : « inex­cu­sa­ble » drame face au danger d’extrême droite, - inter­view de Mad Andreas, Institut de Sciences-Politique à Paris (rue89)
- À propos de la foca­li­sa­tion pre­mière des médias sur un atten­tat sup­posé « isla­mi­que », voir pour rappel un papier de 1995 dans le monde diplo­ma­ti­que, inti­tulé Experts en ter­ro­risme et fai­sant suite à l’atten­tat d’Oklahoma.
- Les réac­tions de l’extrême-droite fran­çaise sont très inté­res­san­tes. Plus inté­res­sante encore sont les réac­tions d’une partie de la droite (UMP, droite popu­laire) qui porte plainte contre le MRAP, suite au com­mu­ni­qué publié dans la presse.
Coté Front National, après les réac­tions de Gollnish, voici deux cap­tu­res d’écran assez éloquentes de la posi­tion de deux cadres de ce parti, dont un membre de son bureau poli­ti­que :
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Capture ecran blog Jacques COUTELA (FN)
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Capture ecran twitter de Laurent Ozon (FN)

Portfolio

Banderole unitaireNervis d'extrême-droite devant la cathédrale St Jean lors du (...)Capture ecran twitter de Laurent Ozon (FN)Capture ecran blog Jacques COUTELA (FN)Un membre de l'EDL à l'entrée du local des identitaires lyonnais, (...)

Notes

[1] Sur la notion de « Lone wolf », voir Le cas Anders Behring Breivik : un imaginaire de « lone wolf » ? sur le blog Droites Extremes.

[2] Pour une liste plus exhaustive, voir l’article Retour sur 2 ans de lutte à Lyon contre l’extrême-droite et ses agressions.

[3] Les identitaires ont publié sur leur pseudo agence de presse, novopress, plusieurs articles au sujet du massacre. Après avoir affirmé que les liens d’extrême droite sur la page Facebook du tueur étaient le résultat d’un montage (Gabriac, es-tu là ?), ils se sont empressés de publier la vidéo du tueur, apologie de la croisade moderne contre l’islam.

[4] Fdesouche, après avoir recueilli des milliers de commentaires racistes, dont un grand nombre ne se privent pas d’approuver le massacre, au nom notamment d’une prétendue inévitable guerre civile européenne, titre en Une : « Immigration en Norvège : on ne reconnaît plus notre pays ! »histoire de légitimer un peu plus le massacre. voir notamment l’article Lu sur Fdesouche : Anders Behring Breivik « a des arguments cohérents ».

[5] Pour ne citer que cet article de Sylvia Bourdon du 25 juillet, d’autres du même acabit sont disponibles sur ce site, qui a pour vocation de fournir des kits d’argumentaires islamophobes tout prêts.

[6] Du genre de celle que nous offre régulièrement le site FafWatch.

[7] Sur Lyon, les Identitaires ne manquent pas non plus une occasion pour tenter de se dissocier publiquement des néo-nazis, stratégie électorale oblige, mais leurs fréquentations communes sont nombreuses et ils ne sont franchement pas assez nombreux pour organiser un rassemblement sans le renfort de ces troupes moins présentables. Le stade de Gerland sert de point de rencontre entre les deux groupes.

[8] Sur le soutien de Breivik à Israël et sa proximité théorique avec les auteurs israëliens les plus conservateurs voir les recensions de Nidal

[9] Qui ne trompe que Google News.

[10] Breivik aurait envoyé à 5700 contacts son manuel, ne voulant pas risquer sa non-diffusion par l’échec possible de son action. Le nombre est suffisamment large pour ne pas trop impliquer judiciairement les destinataires, mais pas assez important pour ne pas marquer localement ses contacts.

[11] English Defence League, pour voir les liens suivre le compte Twitter @everythingedl de veille antifasciste sur le groupe islamophobe anglais. Voir aussi le site associé : Exposing The English Defence League (en) ainsi que les nombreuses captures d’écran à charge

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Un membre de l’EDL à l’entrée du local des identitaires lyonnais, Montée du Change à Saint-Jean

[12] L’EDL avait notamment été invité à Lyon par le Bloc identitaire à l’occasion de leur rassemblement du 14 mai dernier.

[13] Quand on voit sa tête sur les dernières photos, elles n’ont pas grand chose à voir avec celles du jeune blondinet diffusées dans un premier temps : c’était celle qui était le plus facilement retrouvable sur internet, son « avatar Twitter ».

[14] Qui ont ainsi, avec les réseaux sociaux, aidé à la diffusion massive de sa propagande, ce qui semble avoir été l’un de ses objectifs.

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 09:15

Publié par Badi Baltazar, ici http://www.lebuvardbavard.com/

chopé par relais de là http://www.libertahastalavictoria.com/article-la-3e-guerre-mondiale-n-est-pas-une-utopie-80072933.html

 

.. et copié-collé ci -dessous, avec les vidéos, les traductions, les petits caractères, mettez-y vous maintenant ..oui je sais c'est jour chômé, en principe, celà dit, prenez le temps pour peu qu'il reste des vacances, la phrase de conclusion en introduction: "Dans l'impatience de lire vos commentaires et de réfléchir ensemble aux défis qui sont les nôtres,"

 

Procès-verbal d’intérêt général

 


Introduction
Les guerres ont évolué au fil des siècles, tant en termes de forme, de nature et d’essence qu’en fonction des cadres politiques, sociaux, économiques, spirituels et culturels qui ont été leurs théâtres. Face à cette évolution relative et complexe, on pourrait très bien décider de porter notre regard à travers une vision spatio-temporelle plus globale et envisager de réfléchir les guerres du 21è siècle à travers celles du passé dans ce qu’elles ont d’inédit. Si chaque guerre a son génome unique à décoder, dès lors que l’on se penche sur les contextes philosophiques et géopolitiques de sa naissance, on est en droit de se poser les questions suivantes : en quoi les guerres du 21è siècle sont-elles particulières ? Quels sont les rapports qu’entretiennent leurs formes, leurs natures et leurs essences respectives avec leurs prédécesseurs ? Ces interrogations semblent présager de vastes chantiers de réflexion, n’est-ce-pas ? Pourtant, je reste absolument convaincu qu’en tant que citoyen contribuant à la réalisation d’une conscience collective, nous avons la capacité et les outils nécessaires que pour répondre à ce genre de questions, sans devoir pour autant s’arguer de décennies de recherches, d’études ou de connivences académiques, car telle est en partie l’essence même de cette conscience collective.
Définitions
Premièrement et afin de désamorcer toute accusation de sophisme ou de scoopisme, je vous propose d’initier cette lecture par les définitions :
Guerre :
1. lutte armée entre plusieurs pays, peuples.
2. conflit sans affrontement armé.
3. synonyme : stratégie
Mondial : 
1. relatif au monde entier.
2. synonyme : international, universel.
Utopie :
1. construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal.
2. projet dont la réalisation est impossible.
3. du grec, ou, non et topos, lieu (un lieu qui n'existe pas, un non-lieu).

De leur sens propre à leur sens figuré, leur sens composé ouvre la porte à bien d’autres pistes de réflexions que la simple première impression. Vous aurez compris qu’il s’agit ici d’un conflit de stratégies internationales, armées et non armées, dont les objets et les enjeux sont confrontés à leur miroir, réel ou utopique. En cela la question que le titre suppose est une ouverture du champ des possibles, une expression qui se dédouane de fait de la responsabilité de l’affirmation, mais qui n’en demeure pas moins une façon entière et directe d’orienter et de situer le propos. En un mot, donner un grand coup de botte dans la fourmilière. 
La guerre mondiale : réalité ou utopie ?
Sur base des définitions précitées, penchons-nous sur les principales guerres actuellement en cours.  En ce qui concerne les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et plus récemment en Libye, il est établi aujourd’hui que les intervenants sont en majorité les mêmes à chaque fois : les Etats-Unis, des gouvernements Européens, l’OTAN, qui rappelons le, n’a qu’une personnalité juridique relative et est à ce titre intouchable, le Conseil de Sécurité de l’ONU, les grandes multinationales… certaines détruisent, d’autres reconstruisent ou exploitent les ressources nouvellement acquises. Qu’on qualifie ces guerres de préventives, humanitaires, chirurgicales, propres ou de croisades contre l’axe du mal et le terrorisme mondial ne change rien, une guerre est une guerre, nier ou réfuter son caractère international serait absurde. Les croisements, les interdépendances des différentes formes de crises qui les provoquent ou leurs succèdent en sont les expressions les plus visibles. Tout comme les révoltes populaires du Maghreb et du Moyen-Orient, les mouvements citoyens d’Europe et du monde, la crise financière, la crise monétaire, la crise du nucléaire, la crise de la dette et les crises politiques, économiques et sociales se chevauchent, se superposent, se lient et se délient, elles nous livrent les éléments de réponse à notre question : nous sommes en guerre mondiale. Indubitablement.
Paradoxalement, le fait que cette guerre se déroule physiquement ailleurs ne fait pas d’elle une utopie pour autant, car elle existe belle et bien en nous, contre nous et donc chez nous. La distance entre les limites de notre entendement et les lieux où se déroule cette guerre mondiale nous donne la fausse impression que nous ne sommes pas en guerre, notre intégrité physique et nos avoirs n’étant pas directement remis en cause. Il est à noter que le rôle de médiation que jouent les grandes  agences de presse internationales (Reuters, AFP, Bloomberg,…) et les acteurs médiatiques de masse est primordial pour que cette « distance » puisse exister et perdurer. Ils sont donc à ce titre responsables, au-delà de notre accès relatif au libre-arbitre, de l’opacité de cet immense prisme déformant qui sévit entre la réalité et nous, consommateurs d’information. L’étendue de leurs pouvoirs et des armes qu’ils possèdent n’étant plus à prouver, ils ont toute leur place dans la liste des protagonistes de cette guerre mondiale. Sans oublier que toutes ces ingérences militaires et de facto mortelles concourent à ce que les flux migratoires vers l’Europe s’intensifient. Ce qui à travers le filtre dont je viens de faire état est très mal perçu par le citoyen occidental lambda, qui considère presque légitime - au sens légal - de nier toute responsabilité et d’affirmer en bonne conscience qu’il n’a pas à assumer la misère du monde et que ces gens n’ont qu’à se débrouiller autrement et résoudre leurs propres problèmes. La distance dont je fais état est donc non seulement géographique mais elle est aussi sur le plan de la conscience. Les causes dont sont directement responsables les instigateurs de ces guerres, représentants élus au suffrage universel par le peuple je le rappelle, ne sont donc de fait pas imputables aux citoyens européens. La fracture démocratique est indiscutable car elle a atteint le domaine de la conscience. En fait la situation perdure car la majorité ne sait pas ce qui se passe réellement. Ils ne sont conscients que de ce qu’ils regardent au JT ou lisent dans la presse traditionnelle, aujourd’hui détenue par des intérêts privés dont des fabricants d’armes ou de béton.
Ce que la constatation de cette guerre mondiale soulève dépasse de loin le stade de cas isolés qui additionnés, seraient son essence. Il s’agit bien d’une guerre dont les dimensions sont à l’échelle de ce qu’elle révèle. Les peuples aliénés ont une patience limitée, aucun contrôle sur des hommes ne peut perdurer indéfiniment, la nature humaine est ainsi faite. Un des problèmes fondamentaux qui jaillit est celui de la représentativité des protagonistes. Les personnes que nous avons élues ont décidé, en notre nom, de s’engager dans une guerre mondiale. Mais comme le territoire Européen n’est pas attaqué militairement, on parlera d’abstraction de la guerre pour ses habitants. En fait, la réalité de l’Européen moyen n’a pas radicalement changé et n’a pas encore été affectée de manière suffisamment conséquente par la guerre, bien que les régimes grecs et autres semblent en manifester des symptômes de plus en plus édifiants. Pour ne citer qu’un cas récent et proches de nous, je vous invite à lire ce billet illustrant de manière évidente la fracture qui existe aujourd’hui entre notre pseudo état de droit et la légitimité constitutionnelle d’un citoyen lambda à la liberté la plus essentielle de s’exprimer. Comme un écho à ce malaise profond et de plus en plus difficile à ignorer, le discours du Roi Albert II à l'occasion de la Fête Nationale Belge en témoigne.
Ce à quoi nous assistons n’est donc ni plus ni moins qu’une cassure, un effondrement du fondement même de nos régimes dit démocratiques articulés sur la représentativité du pouvoir politique. Un vide sans fond entre des régimes à tendances oligarchiques calquées sur les tristes exemples du siècle dernier et une génération de citoyens qui se projettent dans le brouillard de son devenir. Ce ne sont pas la France, les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui font la guerre, c'est une toute petite partie de la population, issue de l’ensemble des représentants eux-mêmes légalement issus des urnes. A noter qu’aucune décision militaire n’a jamais fait l’objet d’une quelconque consultation populaire. Que ce soit le sang des victimes afghanes, irakiennes ou libyennes ou notre conception du monde qui coule au moment où j’écris ces mots, tous les indicateurs révèlent que nous sommes à la fin d’un cycle. Un nouvel ordre mondial est sur le point de naître, il est en gestation depuis longtemps. Mais il m’apparaît évident que l’utérus de notre histoire contient deux candidats à l’existence, deux visions différentes de l’humanité et de son salut, l’une collective et l’autre sélective. La seule inconnue réside dans la forme, la nature et l’essence de celle qui s’imposera.
Protagonistes
Afin de mieux cerner les origines et les mobiles, je vous propose d’articuler la liste des protagonistes sur base de leur volonté belliqueuse et à fortiori sur base de l’effectivité et du pouvoir de leur armement, que ce dernier soit militaire, politique, économique, commercial ou financier. En effet, il me semble relever du sens commun que la faculté et la capacité à mener une guerre est déterminante pour en discerner les tenants et les aboutissants.
Armés : 
1. les médias
2. les marchés financiers.
3. les grandes multinationales.
4. les spéculateurs.
5. les agences de notations financières.
6. les institutions et les organisations internationales.
7. les gouvernements nationaux.
8. les gouvernements supranationaux.

Non armés : 
1. l'ensemble des citoyens de la planète, en un mot, l'humanité (dont font aussi partie les huit groupes d'acteurs précités).
Enjeux

La faillite des banques, la chute des gouvernements, le démantèlement des institutions corrompues ? Pour tenter d’identifier les enjeux de la guerre mondiale, commençons par nous demander qui l’a déclenchée et pour quelles raisons.  Ce que l’on peut affirmer c’est que les instigateurs du conflit ne peuvent se trouver que du côté des protagonistes armés, volontaires et actifs, et non des protagonistes non armés, non volontaires et passifs. Cette première étape dans la réflexion nous permet de réduire le champ des analyses. Bien qu’il faille préciser qu’au sein même des protagonistes armés et non armés existent des éléments respectivement passifs et actifs. Comme les pays émergeant par exemple. Ils sont de par leurs positions de poids sur l’échiquier mondial, des protagonistes relativement passifs au niveau militaire, certes, mais néanmoins armés sur les autres plans.
Nous sommes donc, comme toujours dans le tout est possible, mais nous sommes à présent conscients que la seule façon d’aller de l’avant intelligemment consiste à permettre à la vision collective, égalitaire et horizontale de la gestion des pouvoirs d’une société aujourd’hui mondialisée de se réaliser, se rendre compte et prendre conscience de sa réalité. C’est le combat des idées universelles dont je faisais état dans ma précédente publication “Réforme, révolution ou réalisation” où je tente de brosser le portrait des différents modes de changement sociétal.
Car la réalisation de l’humanité n’est possible que si une prise de conscience citoyenne collective suffisante voit le jour. Radicaliser cette analyse en l’étendant à l’utopie d’une prise de conscience générale n’a de fait aucune issue dès lors que l’on accepte la réalité d’une relativité de la conscience. La démarche, l’approche, la conceptualisation du monde varie d’une civilisation à l’autre, d’une ethnie à l’autre, d’un groupe d’individu à l’autre. Ce en quoi la réalisation m’apparaît comme une issue probable est cette lame de fond qui s'étend partout dans le monde, parallèlement catalysée par le développement des outils technologiques, qui eux-mêmes tendent à donner une forme plus horizontale à cette prise de conscience.
Parmi les populations de la planète et leur multitude de modes de fonctionnement, les réseaux virtuels sont donc l’expression vivante, réelle d’un changement de l’humanité vers plus de partage et donc une meilleure coordination à terme des consciences. La distance qui nous sépare de la réalité pourrait en être en partie comblée par l’exploitation des outils virtuels. Sans pour autant basculer dans l’absolutisme de la technologie. Comme pour tout, il s’agira de tendre vers l’équilibre en permanence. Ce qui veut dire qu’en-deçà de son essence, cette prise de conscience collective que certains perçoivent comme une utopie a déjà une effectivité. Elle existe déjà sur le plan matériel et technique. Pourtant, il ne suffit pas d’un clic pour passer le pas dans les cerveaux et les âmes des hommes. Il y a clairement un décalage entre la réalité matérielle, philosophique, géopolitique, environnementale et la conscience humaine, qui ne peut que se réduire au fil du temps, naturellement. L’ultime question est de savoir si le temps est avec nous ou contre nous ?
Conclusions
La politique actuelle s’apparente plus à la cacophonie d’une agence de communication dont la finalité première est de tenter d’influencer le cours des marchés privés, alors que sur les plans de la nature et de l’essence, nous sommes donc à des années lumières de la gestion des affaires publiques, dans une situation complexe, globale et fatidique. La voie sans issue dans laquelle le système monétaire international nous plonge en s’entêtant à baser notre économie sur un accroissement exponentiel des dettes des états souverains n’aura pour conséquences qu’une austérité accrue, une augmentation des contrôles et donc une diminution des libertés individuelles et collectives. Sans compter l'expansion de la pensée unique au niveau des partis politiques, notamment français pour ne citer qu'eux, preuve en est l'affirmation récente du soutien du PS dans la poursuite de l'intervention militaire unilatérale et meurtrière en Libye, alors qu'il y a quelques jours encore plus d'un million de citoyens libyens se sont mobiliser dans les rues de Tripoli pour manifester leur soutien au régime de Khadafi, ce qui nous propulse d'un coup dans une toute autre facette de la réalité.

La guerre de la dette et la crise de la zone Euro ne sont que la surface émergée de l’iceberg. Le 12 juillet, La Tribune titrait son édition papier : "L'Europe craque, les marchés plongent". Une semaine plus tard, les élans salvateurs des grandes puissances sont parvenus, dans une illumination providentielle, à poser une rustine qui peut-être, espèrent-t'-ils, tiendra jusqu'aux prochaines élections. On nous annonce la création d'un Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) et on occulte la réalité en communiquant que les banquiers vont passer à la caisse et qu'ils ont sauvé la Grèce de la faillite apocalyptique alors que dans les faits, leurs contributions ne sont que minimes proportionnellement aux exigences imposées aux citoyens et à fortiori à la collectivité. Cette dissolution du politique est à l'image de l'impuissance qui règne et du manque frappant de remettre en cause les fondamentaux. A aucun moment, les banques et les représentants politiques n'ont ici de compte à rendre. Nous naviguons à vue, de remaniement en réformes d'opérette. Le scénario-catastrophe qui se dessine en filigrane est à la hauteur de l’inhumanité des protagonistes de cette guerre abstraite, inconsciente et incomprise. 

Par ailleurs, d’innombrables lueurs d’espoir semblent pointer leur nez aux quatre coins de ce champ de bataille universel. Qu’ils refusent de payer le prix de la dette qu’on leur impose comme les Argentins, qu’ils arrivent à réaliser la rédaction d’une Constitution citoyenne en Islande, qu’ils se mobilisent par centaines de milliers dans les rues d’Athènes et sur le place Syntagma, qu’ils aient mis leur vie en jeu pour faire tomber les symboles des dictatures tunisiennes et égyptiennes, qu’ils aient eu le courage de crier leur vérité et leur liberté dans les rues du Maroc et de toute l’Europe. Je pense que nous pouvons gagner cette guerre, que nous avons les moyens de remporter cette troisième guerre mondiale et de réaliser une nouvelle civilisation avec d’autres conceptions du monde et d’autres fondements. Il ne peut en être autrement, j’en suis intimement convaincu. La balle est dans le camp de la conscience et c'est l’humanité de chaque être humain qui est historiquement mise à l’épreuve.



Post-scriptum

 

En guise d'illustration et aussi pour souligner le fait que la philosophie est de moins en moins présente dans la société d'aujourd'hui, je vous propose de visionner ces deux vidéos. La première expose schématiquement la philosophie politique d'un philosophe de l'antiquité grecque, Aristote et la seconde transporte un des discours du philosophe français Michel Foucault autour de l'idée du corps utopique.




En ce qui concerne la crise nucléaire en cours,  Arnie Gundersen nous fait régulièrement part de ses constatations d'expert. Voici la traduction en français.

Arnie Gundersen, expert nucléaire étatsunien, suit avec régularité la situation au Japon. Depuis le début de la catastrophe, il nous fait part de ses analyses et de ses questionnements par l’intermédiaire de vidéos qu’il diffuse sur le site de Fairewinds. Ses commentaires sont toujours pertinents, et ils sont précieux car c’est l’un des rares scientifiques au monde qui s’exprime sur la catastrophe de Fukushima Daiichi. C’est pourquoi il est important de donner aux francophones la traduction de ses propos, car aucun scientifique de son envergure ne s’exprime en France sur ce sujet. Il est vrai que l’Hexagone est encore plus nucléarisé que le Japon et qu’il ne serait pas de bon ton de parler de pluie noire, ce qui ternirait l’image de cette énergie « propre ». Cette « black rain » est aussi une pluie « chaude », radioactive, qui contamine faune, flore et humanité pour des dizaines d’années.
 
Cette vidéo a été éditée par Fairewinds Associates le 19 juillet 2011 sous le titre original « Ex Japanese Nuclear Regulator Blames Radioactive Animal Feed on "Black Rain” ». On peut la visionner sur le site de Fairewinds, ou sur Youtube avec un sous-titrage automatique (qui présente certains défauts de transcription).
 
 

 
 
 
Un ex-inspecteur nucléaire attribue l’origine des fourrages radioactifs à la "pluie noire"
 
Traduction P. Fetet, à partir du texte original édité par Fairewinds
 
 
« Bonjour, je suis Arnie Gundersen, de Fairewinds, et nous sommes le mardi 19 juillet.
 
Aujourd'hui, j'ai l'intention de parler de l’état des réacteurs à Fukushima, et plus important encore, de la radioactivité qui a été détectée à travers le Japon, pas seulement sur le site. Enfin, j’aimerais parler de ce que les Japonais commencent à appeler « Black Rain » (pluie noire).

La première chose est la situation actuelle site même. Les trois réacteurs de Fukushima qui sont en cause, 1, 2 et 3, et la piscine de combustible du réacteur 4 continuent à libérer de la radioactivité.
 
Actuellement, vous ne pouvez pas la voir dans la journée, car les jours sont chauds, mais vous pouvez la voir durant la nuit. J'ai reçu énormément de courriels à ce sujet, où les gens pensent que le site est en train de sauter. En fait, c’est de la vapeur sortant de ces réacteurs qui rencontre l'air froid du Pacifique.
 
Alors, ils continuent à libérer de la radioactivité. Mais la plupart du rayonnement de Fukushima a été produit en mars et en avril. A l’heure actuelle, il y a beaucoup moins de radioactivité quotidiennement qu'il n'y en avait en mars et avril. Environ 90 à 95% de la radioactivité de Fukushima a été libérée dans les 6 premières semaines de l'accident.
 
Alors que des radiations continuent à être relâchées, en quantité journalière, il n'y en a plus autant qu'avant. Mais d’un autre côté, Fukushima peut continuer à libérer de la radioactivité pendant une longue période.

Les Japonais ont programmé de construire de grandes tentes pour couvrir chacun de ces réacteurs. La première tente est en cours de fabrication et couvrira le réacteur 1, puis ils passeront au réacteur 2, puis au réacteur 3, et enfin au réacteur 4. Ces tentes sont conçues pour empêcher la vapeur de sortir et de la recueillir sous forme d’eau pour la traiter. Donc à partir de septembre, la plupart des radiations atmosphériques seront éliminées de Fukushima, au moins pour un réacteur.
 
Cependant, de plus en plus, cela débouchera sur la contamination de l'eau souterraine et des liquides qui sont sur le site. On ne peut rien prévoir dans l’avenir qui permettrait d'éliminer cette contamination.
 
En fait, les Japonais ont annoncé qu'il faudra 10 ans avant qu'ils ne commencent à démanteler les cœurs à partir du bas de l'enceinte. Il n'y a pas de technologie en ce moment pour les enlever. N'oubliez pas qu'ils ont fondu à travers le réacteur nucléaire et ils se sont répandus à la base de l’enceinte nucléaire.

A Three Mile Island, ils avaient fondu au fond de la cuve du réacteur, mais n’avaient pas traversé le réacteur. Donc, c'est tout nouveau. C'est un peu comme essayer de peler un œuf au fond d'une poêle à frire. S’il cuit trop longtemps, c'est un processus très, très compliqué et difficile. Et c'est ce à quoi nous sommes confrontés à Fukushima, un nettoyage à long terme. Alors en attendant, il y aura énormément de déchets radioactifs liquides qui devront être traités pendant 10 ou peut-être 20 ans.

Eh bien, dans mon esprit, la chose la plus préoccupante est l'information provenant du site dernièrement. Certains de mes amis sont des biologistes qui ont travaillé à Tchernobyl et qui se sont rendus au Japon pour y faire quelques travaux scientifiques. Ils ont bien vu que les choses allaient mal tourner. J'ai reçu un appel de leur part cette semaine et ils ont dit que la situation était très mauvaise. A vrai dire ce sont des scientifiques endurcis qui sont habitués à traiter avec la radioactivité et ils croient que les conditions à Fukushima sont bien pires que ce qu'ils avaient pensé.

Il existe des preuves qui confirment cela. La première est que des champignons qui se trouvent à 30-40 miles des réacteurs se sont révélés être contaminés bien au-delà de ce que les normes japonaises le permettent. Ce qui est intéressant est que ces champignons n’ont pas été cultivés à l’extérieur. Alors, comment est-ce possible de dépasser les normes de rayonnement pour des champignons cultivés en intérieur ? C’est une préoccupation majeure, et encore, ce n’est qu’à 35 miles de la centrale  accidentée.

La deuxième preuve, c'est que des bovins ont été contaminés dans toute la préfecture de Fukushima et au-delà. La semaine dernière, ça a commencé avec 8 vaches contaminées, puis c'est passé à 40 vaches et maintenant il s’agit de plus de 130 vaches qui sont contaminées, et je suis sûr que le nombre va augmenter avec le temps.
 
Maintenant il y a quelques éléments intéressants ici. Le premier est que les vaches étaient à 30-40 miles de la centrale et que leurs niveaux de césium vont bien au-delà de ce qui est déjà toléré pour la consommation humaine. Quand les vaches sont arrivées sur le marché, les Japonais n'ont pas goûté la viande, ils ont frotté la peau de l’animal pour voir s’il n'y avait aucune contamination. Et sur cette base, ils l'ont mise sur le marché. C'est seulement après cela que l'on a découvert que la viande était contaminée. Ce n'est pas une façon acceptable de contrôler la viande de bœuf.
 
Mais la question la plus importante ici est de savoir comment les vaches ont été contaminées alors que tout le monde pensait qu'elles étaient nourries avec de l’ensilage, en d'autres termes, le foin qui avait été sauvegardé d'avant l'accident ?
Il s'avère que les Japonais utilisent les tiges de riz pour nourrir leurs vaches. Et les agriculteurs, à 45 miles et au-delà, coupaient leur tiges de riz pour l’expédier vers les fermes qui étaient à l'intérieur de la préfecture de Fukushima. La paille a été contaminée à 500 000 désintégrations par seconde, dans un kilogramme de paille. Maintenant, il s’agit de césium. Il a une demi-vie de 30 ans. Mais au bout de 30 ans, il se désintégrera à 250 000 désintégrations par seconde. Et 30 ans plus tard, à 125 000 désintégrations par seconde. C'est ce que ce terme de « demi-vie » signifie.

Cela s'est produit à 45 miles. Rappelez-vous, la Nuclear Regulatory Commission avait suggéré l'évacuation au-delà de 50 miles. Cela semble indiquer que la NRC avait raison. Les Japonais auraient dû évacuer leur population au-delà de 50 miles et à la place de cela, ils se sont contentés d’évacuer jusqu’à environ 12-18 miles.

Cette contamination s’est ensuite propagée au-delà de la préfecture de Fukushima. Pourtant, la préfecture elle-même semble être le seul endroit pour lequel les Japonais sont inquiets au sujet de cette exposition à la radioactivité.

La dernière chose dont je voudrais vous parler aujourd'hui, c'est ce qui arrive en dehors des 50 miles dont nous venons de parler. Il est déjà assez clair, sur la base de la radioactivité qui a été découverte dans la paille, que le rayonnement, même à 50 miles, est aussi élevé qu’il l’était dans certaines régions que Tchernobyl.

Eh bien, que dire de plus ? Jetons un œil sur Tokyo qui me préoccupe aussi. Tout d'abord, les stations d'épuration à Tokyo ont leurs boues contaminées. Normalement, cette matière est utilisé dans la construction de matériaux de construction. Mais elle est tellement radioactive qu'elle doit être stockée à l'extérieur sous des bâches, jusqu'à ce que quelqu'un trouve un moyen de s’en débarrasser.

La deuxième chose, c’est un rapport de laboratoire qu’un japonais m'a envoyé. Cette personne a pris sur ses propres deniers pour payer un laboratoire afin d’analyser les données sur une rue près d'un terrain de jeux à Tokyo.

Voici le rapport du laboratoire. Il montre qu'il y a 53 000 désintégrations par seconde dans un kilogramme, à partir de 2,2 kilos de matière prélevée sur le côté d'une rue près d'un terrain de jeux à Tokyo.

Cette personne était si préoccupée qu'elle est allé à la mairie de cette ville et le maire lui a répondu : je ne suis pas inquiet à ce sujet. Voici un citoyen qui, avec son propre argent, paye pour un rapport de laboratoire et ne peut rien obtenir de son gouvernement local.

Eh bien, il y a d’autres données. C’est celles que l’on obtient du National Cancer Center, hôpital également près de Tokyo. Ca a été publié sur leur site web quelques jours après l'accident. Le rapport montre que le 24 mars, soit 9 jours après l'accident, le fond radioactif en dehors de l'hôpital a été 30 fois plus élevé que le fond radioactif à l'intérieur de l'hôpital. Il y avait un dépôt de particules chaudes sur le sol. Et il était assez important pour augmenter la quantité de rayonnement que les détecteurs ont évalué à un facteur 30. A vrai dire, un hôpital national du cancer sait clairement comment mesurer le rayonnement, car ce sont des scientifiques expérimentés.

La dernière information que je veux partager avec vous provient d’un rapport que je reçois quotidiennement par courriel d'un éminent physicien japonais nommé le Dr Glen Saji. Il était secrétaire de la Commission de réglementation nucléaire au Japon. Il a écrit il y a deux jours ce qui suit, et cela a à voir avec la paille qui a été découverte près de Fukushima : « Je pense qu'ils ont dû stocker la paille dans un champ au moment du passage du panache, au cours de la première semaine de l'accident, en particulier à cause de la pluie noire ».

A vrai dire, « black rain » n'est pas un terme dont je sois sûr qu'il utilise à la légère. Mais cela a été clairement expérimenté au Japon après l'accident. Ce à quoi il fait référence est qu’il y a eu des nuages ​​de particules radioactives chaudes qui se sont déposées partout dans le nord du Japon.

Eh bien, les Japonais sont des gens débrouillards, comme en témoigne leur victoire en Coupe du monde ce dimanche. Mais ils ont besoin de connaître l'ampleur du problème auquel ils font face afin de le traiter correctement. Plutôt que de limiter l'information, il est important qu'ils limitent la radioactivité.

Je vous remercie beaucoup et à bientôt. »

 
 
Note :
Merci à Pom’Verte, Bernie, Idrissa et Hervé du groupe Facebook « Fukushima informations » pour m’avoir aidé à finaliser la traduction ! N’hésitez pas à rejoindre ce groupe convivial qui partage une somme considérable d’informations sur Fukushima, mais aussi sur le nucléaire en général.
 
 
 
Autre traduction d’Arnie Gundersen :
Interview édité le 3 juin
http://fukushima.over-blog.fr/article-traductions-fran-aises-de-l-interview-d-arnie-gundersen-76244009.htm
la vidéo est là, donc en anglais http://youtu.be/zFjdEWMccuw

Dans l'impatience de lire vos commentaires et de réfléchir ensemble aux défis qui sont les nôtres,


Badi BALTAZAR

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 23:00

pere-noel-ivrogne1

 

nous apprenons l'hospitalisation psychiatrique sous ordonnance, en ces termes suivants:"vous m'prendrez 2 loppsix en avalant bien et pas de travers," signé docteur..?.. ( illisible à cause du tampon du cabinet, document joignable par flasque, pardon, fax sur demande) de notre correspondant noctambule Bière Nobel (ci-dessus retourné en flagrant délit par la nouvelle),  spécialiste en brasserie (voir la bidoche ) et  cadeaux à point nommé(lire la suite), que le réveillon hors-saison est désormais arrêté par le préfet comme flagrant délire, ou pourra l'être pire...364 jours de vacances pour notre collaborateur émérite à rendre joyeux  qui n'ont plus de raisons d'être festives, lui qui s'coltine une galère titanesque un soir par an pour rester dans le calage horaire de sa mission à faire bouffer des huitres, ne serait-ce que pour lui, indignons-nous!...

 

ci-dessous, la nouvelle signalétique prochainement à l'essai à Lyon et Paris 

 

 

211137 140801332659714 2221216 n

 

..les sources, pas bonnes à boire, à traiter pour un rendu, ou apprêté pour un vomi..marrez-vous, mais c'est pas drôle!

http://www.leparisien.fr/paris-75/un-arrete-antialcool-de-plus-17-07-2011-1535362.php

http://www.metrofrance.com/paris/interdit-de-boire-de-l-alcool-sur-le-bassin-de-la-villette/mkgr!KOH2Eh6HM7uw/

http://lci.tf1.fr/filnews/france/la-consommation-d-alcool-interdite-a-paris-autour-du-bassin-de-6581807.html

...

 

par prévention, l'utilisation des commentaires en lecture liée à effet secondaire peut provoquer retour de nausées, et en plus, ça pourrait faire peur!... si si, vraiment!...

http://nosotros.incontrolados.over-blog.com/article-adoption-de-la-loi-sur-la-mobilisation-des-milices-en-cas-de-crise-majeure-a-ne-vous-rappelle-79675336.html

 

..comment ça je déborde ou je mélange?..comme ça, bassement terre-à-terre comme après plusieurs vers frelatés, je me dis "tiens, tout  commencerait par pétitions ou signatures sur cahier de vote de citoyens?..fini de lever le coude pour lever la main  d'un d'accord sur le vain?..flûte! et au ballon?..

que nenni, et pour dire, de retour de murge et  campagne à  belle étoile et bouteilles noctambules,je me dis en plus,  "y'a des degrés à faire monter la lie des foies non?.."...

 

T115--copie-1

 

..deufr...

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 14:06

http://www.le-buzz-immobilier.com/wp-content/uploads/2009/03/code_prison.jpg

 

 

 [Dan, Olivier et Camille ont été arrêtés la nuit du 12 
 au 13 janvier 2011 à Belleville (Paris) suite à des tags comme 
« Algérie –Tunisie /Insurrection », « Vive l’anarchie »...



Après un début de garde à vue dans le commissariat du XXe arrondissement, les
flics de la crim du 36 quai des orfèvres se sont emparés de l’affaire et les ont
transférés dans leurs locaux. La juge d’instruction Patricia Simon, a ensuite décidé
de les envoyer en prison.


Depuis, Camille est sous contrôle judiciaire, Olivier et Dan sont à La Santé depuis
presque 2 mois (le premier repasse devant la juge d’instruction Simon pour
interrogatoire le 11 mars et Dan le 21 mars)...


Officiellement, l’instruction ne concerne que les tags (des « dégradations en réunion »),
la violation du contrôle judiciaire précédent (leur interdisant de se voir) et les divers
refus de signalement (empreintes, ADN).


Pourtant, cette même Patricia Simon est comme par hasard chargée de plusieurs
dossiers montés par la Crim’ du 36 quai des Orfèvres à propos d’attaques et de
manifestations contre la machine à expulser à Paris.


Pour rappel, Olivier et Dan, avaient déjà été mis en examen dans le cadrede la lutte
contre la machine à expulser en février 2010 (l’un accusé de tags dans une BNP,
l’autre d’une tentative d’incendie d’un distributeur de billets) puis Olivier encore
une fois en juin 2010 (accusé d’avoir acheté une bombe de colle qui aurait pu
servir lors d’une occupation d’Air France).


Enfin, suite à plusieurs petits combats avec l’Administration Pénitentiaire, Dan a obtenu
une cellule individuelle et changé de division (toujours à La Santé). Comme rétorsion,
les matons se sont comme par hasard débrouillés pour égarer sa carte de circulation
interne samedi dernier, contraignant sa famille à effectuer un parloir avec hygiaphone,
avant de la retrouver juste après. La lutte et la solidarité continuent, dedans comme dehors...]


..................................

Partout : deuxième lettre de Dan depuis la prison de la Santé


»Peu importe de marcher quand on a des ailes pour voler »


Comme toujours, alors que le pouvoir nous promet l’apocalypse en tentant de couper court à
toute velléité de transformation sociale des rapports à coups d’incarcérations, de harcèlement
judiciaire, d’interdictions de communiquer et de dispositifs de surveillance aux ridicules
prétentions d’omnipotence, la lutte continue et les rencontres brisent l’isolement de ceux
que l’on cherche à écraser en silence; car dans un monde de dominations, la liberté et
son combat ne peuvent que rompre ce silence de mort qu’ils souhaiteraient voir régner parmi
ceux pour qui cette vie de servitude est insoutenable.

Dans la révoltes à l’intérieur des prisons pour étrangers à travers l’Europe [1] comme dans les
mouvements insurrectionnels massifs au Maghreb et au Moyen-Orient, sonne le même cri de
colère:

la liberté entière, immédiate et inconditionnelle.

Partout la volonté de faire sauter la dernière arche, partout les mêmes cris de rage, partout
ce même amour de la vie.
Mais partout aussi les sirènes hurlantes de la répression, le bruit des clés dans les portes
blindées, le coup de marteau cinglant du juge qui te prive de ta liberté, le coup de matraque
du flic qui vient stopper ton élan, le coup de feu assourdissant du militaire qui vient transpercer
tes rêves ou le coup de tampon du préfet qui te reconduit à la frontière.

Partout s’oppose à la lutte contre l’existant, l’arsenal du statu quo, qu’il soit juridique, militaire,
politique ou citoyen. On brise, on isole, on désigne. « Terroriste », « criminel », « marginal »,
« déséquilibré », »saboteur », « clandestin », « despérado », « extrémiste ».

Quelle soit démocratique ou dictatoriale, partout l’usine à gaz judiciaire et policière sévit là
où elle sent que son règne s’effrite, partout où la haine rentrée de l’oppression éclate au
grand jour, se partage et se transforme en une joie incontrôlable, celle remplie des rires
et des larmes de bonheur des bienheureux brisant leurs chaînes, poignardant l’ennui d’une
morne vie ; l’échine courbée dans un atelier, l’esprit enfermé dans un 17 mètres carré, les
mains attachées dans un commissariat dégueulasse ou les poches vidées dans un étal de
marchandises convoitées.

Alors ça vole, ça pille, ça rigole, ça réapprend à courir pour de bonnes raisons, ça tire la
langue,ça refuse et ça jette des pierres là où l’on souhaiterait nous voir prostrés dans la
frustration d’une vie sans vie, trop courte, trop longue. Dans le faux décorum d’une paix
sociale négociée par d’autres que nous.

Mais la beauté se trouve du côté de ceux qui se révoltent.

Dans une période de « crise » où les gens ont de moins en moins de choses àperdre, le
pouvoir ne peut que craindre tout élan de liberté réelle. Je ne parle pas des éternelles
Cassandres de la gauche, qu’elles soient parlementaires ou de Tarnac [2] ; je ne parle pas
de toux ceux ceux qui voudraient nous faire croire que pour se débarrasser de tout pouvoir,
il faudrait d’abord y accéder, ni de tous ceux qui pensent qu’il faut se contenter des armes
que nous concèdent ceux au pouvoir pour mener nos luttes, non, ne soyons pas si
pessimistes et résignés.

Soyons infidèles, incontrôlables et ingouvernables.

Il paraît clair, en ce qui me concerne, qu’Olivier et moi ne sommes pas en prison pour
quelques tags, ni même pour un non respect d’obligations judiciaires, nous sommes incarcérés
en raison d’un rêve que nous portons profondément dans nos coeurs, l’absence totale
d’autorité, la volonté de combattre la mort qu’est cette vie que l’on veut nous faire endurer,
et parce que nous n’avons jamais hésité à prendre la rue pour en discuter, pour exprimer ces
désirs de liberté à tous ceux qui voulaient bien en discuter avec nous et les partager.
Nous sommes incarcérés pour ce que nous sommes, non pas pour ce que nous avons
ou aurions fait, ce ne sont que des prétextes.

Le fait que tout continue, que les discussions, tables de presse, débats, nouvelles rencontres
et actions ne fassent que se multiplier depuis nos arrestations montre bien que pour étouffer
nos révoltes et nos solidarités, les pouvoirs en place et le pouvoir en général ne pourront
qu’abdiquer ou être détruits, et les dernières révoltes dans les pays arabes nous montrent
aussi que ce désir est plus fort que les balles,aussi vrai qu’il voyagera toujours à travers
barreaux et panoptiques.

Spéciale dédicace à tous ceux qui, en Libye comme ailleurs, jouaient en cachette
aux fléchettes sur les portraits de leurs oppresseurs et qui aujourd’hui jouent avec
d’autres armes, et le rire aux lèvres.

Une autre pour tous ceux qui ne restent pas au chaud malgré la répression,

rage et courage !







Ni patries, ni frontières, ni nations.

Ni justice, ni paix.

Liberté. Partout !



..4 mars 2011, depuis la Maison d’Arrêt de La Santé,

Dan

PS : Vous pouvez toujours m’envoyer vos pensées, de la manière que vous
estimerez la plus adéquate, et notamment par courrier en français ou
anglais à :

Sayag Daniel - n° 293350 - 42 rue de la Santé - 75 674 Paris cedex 14



notes:
[1] ... comme par exemple à Vincennes près de Paris, Gradisca, Trapani,
Turin et Modena en Italie, ou Steenokkerzeel à Bruxelles, où les
sans-papiers enfermés en centre de rétention se sont révoltés fin février,
incendiant leurs cages, s’évadant et saccageant le mobilier.

[2] Cf. la proposition des « 10 de Tarnac » adressée à la bourgeoisie dans
son journal préféré, Le Monde du 25 février 2011, où ils proposent à
Sarkozy de s’exiler dès maintenant (mais aussi où ils tentent encore une
fois de récupérer des camarades et compagnons,tout en minimisant à chaque
fois les faits que l’Etat reproche à ces derniers, et en les sortant de
leur contexte de lutte).


....pécho là: http://www.libertahastalavictoria.com/
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 23:43

...quoi dire aujourd'hui?.. on pourrait causer "émeutes", de celles dont il est difficile de savoir qu'elles font s'enflammer les gens, les pneus, des quartiers d'Algérie, de Tunisie, de Bolivie...pour celles qui "fuient", ou d'un silencieux ailleurs?..

 

Que nenni, today on s'pique  about ze Californie, qui vient de se séparer d'un autrichien germaniquement d'origine contrôlé à la gonflette, pour voir re-venir un doktor Jerry, façon hideux et pas très clair si l'on en croit sa chemise, à Brown, c'est du cinoche?...

 

Jerry Brown? ça ne vous parle pas?...on pense bien mal à propos que ça se termine, à tort, si ce n'est pour un Arnold qui laisse son siège , et dont la célèbre réplique " I'll be back"  vient présentement, par un petit saut temporel,  d'être attribuée, dans les faits, à Jerrybrowngouvnator..

ainsi, ce très sale type serait tout aussi difficile à coller sous laminoir, et, comme toute bonne série qui se respecte, si l'on rate le premier épisode, c'est pas bien méchant, l'opus suivant est souvent très bien scénarisé et l'on y retrouve toutes les ficelles qui ont fait fonctionner le premier...puis, à peu de choses près, on prend les mêmes et on recommence, l'important, c'est que le fil rouge soit filigrané, et visible au long du déroulement dans un peu de lumière, que voici justement sous les traits en oblique d'anticipants agités d'un no future de la côte ouest..voyez la musique plus bas en bande-son imagée et écoutez bien le film...

 

Ce mister Brown, gouverneur de 1975 à 1983, déjà, a été immortalisé avec succès, d'autant plus vrai qu'il revient dans le futur en étant déjà passé par le passé qui sera demain, en Californie, sans, bien évidemment, tenir compte du décalage horaire, ou de l'horaire de la séance...bond dans l'espace-temps donc, avec cette chanson ci-dessous, "California Über Alles" (1979) des Dead Kennedys, à la bourre, celle qui gigote pas en retard, et un peu précurseurs du punk de cet ouest américain, où finalement, il n'y a rien de nouveau dans le non-futur, vu que c'est tel qu' hier, alors, visionnaire ou observateur instantané?...on s'y perdrait en trilogique non?..mais c'est parce que ce n'est pas encore fini, et que ça a déjà eu lieu aussi de 1959 à 1967 où papa Pat Brown pêtait sur le cuir de son fauteuil de ...gouverneur de Californie...

voilà pour synopsis sous sa forme première à "désigner un écrit offrant une vue d'ensemble ou un aperçu d'une œuvre ou d'une science" et simultanément  cinématographesque rapport à la mise en place scénaristoque du script. après le générique, faut toujours rester assis, au cas d'un bêtisier final!?..

 

Jello Biafra et sa compagnie appréhendent, dans les paroles de ce morceau, ce que serait l'Amérique si Jerry Brown venait à prendre le pouvoir (..oui, conjugué au  présent d'un éventuel futur ou conditionnel dont je rappelle que le dit-présent correspond à la 79 ème année du dernier siècle du dernier millénaire, j'ai prévenu qu'il fallait suivre):

« Zen fascists will control you / 100% natural / You will jog for the master race /And always wear the happy face »...ce qui ne sera traduit ici, comme en suites le texte s'y trouve intégral, il ne vous reste qu'à arbeit frei à sa traduction selon le logiciel mis à jour de traduction qu'il vous sied d'utiliser, je ne mâcherais ni boulot ni les mots, pour ne pas avoir la machoire carrée en fer qui cadre dans le plan américain..j'suis que cascadeur avec une grande gueule..héhé..

 

La chanson est-elle ironique de mousse qui par trop s'outre-pinte? (..clins d'yeux à d'autres Ludwig ironiques et drolatiques, pour rester dans l'accent prononcé d'exotisme et la référence musicale à secouer, alors, beau film, belle Bande Originale!..)

Les Dead Kennedys, très engagés, se plaisent ici à fantasmer des Etats-Unis fascistes et hippies à la fois sous la houlette de ce Jerry Brown, connu pour ses positions "d'ex-soixante-huitard"(sous-titre de traduction, dire "manifestant anti-guerre du vietnam par-ci par-là en 1968", c'est pas télégénique) , qui vient, je rappelle, de poser son costard sur le même siège qu'un barbare sumérien,  le même que son ancêtre le plus proche, le tout 2 fois en entre-temps des 2 précédents dont l'un pourtant a suivi, bon, ça semble complexe, mais c'est simplement plus moderne de 32 années pas vraiment lumière depuis ce morceau que voici donc, sans avoir pris une ride, ça rajeunit du futur qui vient non?.. silence, fixons!..

 

..deufr...

 

bande-annonce 

 

 

"California Uber Alles"

I am Governor Jerry Brown
My aura smiles
And never frowns
Soon I will be president...

Carter Power will soon go away
I will be Fuhrer one day
I will command all of you
Your kids will meditate in school
Your kids will meditate in school!

[Chorus:]
California Uber Alles
California Uber Alles
Uber Alles California
Uber Alles California

Zen fascists will control you
100% natural
You will jog for the master race
And always wear the happy face

Close your eyes, can't happen here
Big Bro' on white horse is near
The hippies won't come back you say
Mellow out or you will pay
Mellow out or you will pay!

[Chorus]

Now it is 1984
Knock-knock at your front door
It's the suede/denim secret police
They have come for your uncool niece

Come quietly to the camp
You'd look nice as a drawstring lamp
Don't you worry, it's only a shower
For your clothes here's a pretty flower.

DIE on organic poison gas
Serpent's egg's already hatched
You will croak, you little clown
When you mess with President Brown
When you mess with President Brown

[Chorus]

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  • : ..un blog d'un deufr ...
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  • : ..si évoluer c'est s'élever et finir par se retrouver coincé sur une branche qui risque de péter chaque fois que tu bouges, si ce terme de "révolution" signifie juste tourner autour de...alors je préfère descendre et marcher vers ce qui, de toutes manières, attend, ..ça craque dans ces vieilles branches oû on s'accroche... ..comme en terre? errer?..Actions!!..
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  • ..une gueule pour l'ouvrir, des mains pour tenir des outils, des pattes pour parcourir, un cerveau pour réfléchir..on's'bouge alors!...
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